Tour d’horizon des règles antiques et médiévales par Jean-Pierre LE LAIN

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Bonjour,

Je suis un joueur de figurines ayant la quarantaine. Comme nombre d’entre vous, mon enfance a été bercé par les BD et les films de chevaliers, de capes et d’épées et de Westerns avant de tomber dans le jeux de rôles. Jeux de rôles dont on agrémentait les parties de figurines Citadel, Grenadier et autres à l’instar des jeunes héros de Stranger Things.

Bien sur, nos héros de jeux prenaient part de temps à autre à de grandes batailles que l’on avait de plus en plus envie de représenter et c’est donc assez naturellement que j’ai basculé dans l’univers du wargame fantastique. En 2013, il n’y a pas si longtemps, un ami m’a invité à une convention où j’ai découvert le jeu SAGA et basculé dans les jeux d’histoire. Au sein de mon association et de mes pérégrinations online et Irl , j’ai découvert de nombreuses règles sur les diverses périodes historiques, mais mon cœur est attaché aux petits groupes d’aventuriers combattant à l’épée.

Je vais donc essayer de vous présenter une liste de règles, non exhaustive, bien sûr, vous permettant de jouer sur la période antique-médiévale. Je ne rentrerai pas dans les détails, chacune d’entre elle méritant un article.

Cette période s’étale sur plus de 4.000 ans et se divise généralement au niveau des jeux dans les périodes suivantes :

  • L’antiquité Classique et Biblique qui couvre les débuts des récits historiques jusqu’à l’Empire Romain.
  • Les Âges Sombres ou Haut Moyen-âge, allant de la période des invasions (chute de l’Empire Romain d’Occident) à la conquête de l’Angleterre par les Normands, voire la première Croisade.
  • Le Moyen-Âge classique, allant de la première Croisade à la fin de la Reconquista.

Pourquoi ce découpage, d’autres vous l’expliqueront mieux que moi, mais en terme de règles, cela tient beaucoup au volume et à l’organisation des armées.

Passons donc à ce qui vous intéresse en commençant avec les grands anciens :

 

Warhammer Ancient Battle (WAB), les Anglais étant de grands fans du jeux d’histoire, il était normal que le système le plus célèbre possède sa version historique. Il n’est plus disponible (sauf en Pdf), mais ne nombreux joueurs y jouent encore. C’est du Warhammer, il vous faut donc une grande table, beaucoup de figurines (28 mm) et un seau de dés… Si vous préférez les petites figurines, il y a aussi Warmaster

 

De Bellis Antiquitatis (DBA) est l’autre système ancien que certains joueurs aimeraient voir disparaître, mais sa V3 traduite en français vient de lui redonner un coup de boost. Sur une table de 60 cm par 60 cm des armées d’une dizaine de plaquettes s’affrontent grâce à 1 seul D6. Il faut aimer la bataille en ligne. La majorité des joueurs utilise des figurines 15 mm. Diverses variations ont existé (l’ancêtre BDM, DBMF, HOTT…) pour représenter les diverses périodes. Je ne saurai dire ce que couvre le livre de la V3.

 

Vous souvenez vous de Cry Havoc, un jeu d’escarmouche entre paysans et chevaliers ? Ces derniers était en carton double face (le verso représentait le personnage blessé) et on jouait sur des cartes à hexagones. C’est un de mes premiers wargames, dans les années 90. Des passionnés continuent de faire vivre ce jeu et il est très facile de remplacer les personnages en cartons par des figurines en 15 mm. Pour les autres formats, il faut prévoir de refaire les cartes. Retrouvez toutes les informations sur http://www.cryhavocfan.org/index.htm

Dans un monde dominé par les règles anglaises je souhaite mettre en avant les règles en français ce qui facilite leur compréhension :

Art de la Guerre (ADG) est une règle française avec une forte communauté dans monde entier. Traditionnellement jouée en 15 mm avec du D6, elle demandera plus de place et de figurines que DBA. N’y ayant jamais joué, je ne m’attarderai pas dessus, mais comme DBA, il faut aimer la bataille en ligne.

SAGA est une règle française de pseudo escarmouches (28mm) dans les Âges Sombres. La force du système réside dans l’utilisation de plateaux de capacités différents pour chaque factions. Selon la composition de leurs armées les joueurs lancent un nombre variable de dés spéciaux dont les combinaisons permettent d’activer les unités et d’utiliser des tactiques de combat parfois redoutable. La V2 sortie en 2018 est plus orientée compétition et ne plait pas forcément à tout le monde. Âge des Vikings, Âge des invasions et croisades sont les périodes actuellement couvertes par le jeux. Mais les fans proposent de nombreuses factions supplémentaires.

King of War est un système très simple descendant de Warhammer. Sa simplicité est vraiment un atout autant qu’un défaut pour certains joueurs. Bon, ça prend de la place, il faut pas mal de figurines 28 mm (rien ne vous empêche d’adapter), mais le système de socles régimentaires permet des déplacements simples et rapides. Comme à WAB, il faut beaucoup de dés, mais le système de nerfs est bien pensé pour la gestion des pertes. Comme WAB, le système s’est exporté à l’historique avec une liste commune et des unités spécifiques à chaque peuple. Ce système est souvent décrié par les joueurs car les listes créées peuvent ne pas être très orthodoxes.

Il reste certainement nombre de règles maisons créées par des joueurs alors n’hésitez pas à les faire connaître. En me renseignant pour écrire cet article j’ai découvert Charge, une règle des années 90 et Clash (site de Vincent Herelle). Mais aussi Commands & Colors, une version enrichies de Mémoire 44 pour l’Antiquité et le Moyen-Âge.

J’en profite pour vous parler de Michel Gauthey, peintre de figurines, grand connaisseur de l’antiquité et auteur de la règle Duel seconde guerre mondiale qui vous propose 2 règles plutôt sympa : Marathon (batailles d’Hoplites) et Megiddo (batailles à l’époque des Pharaons). C’est de la bataille de masse pensée en 28 mm. Mais je préfère vous prévenir, ça change des règles traditionnelles en s’attachant, par exemple, au manque de manœuvrabilité des phalanges.

Argad est une règle bretonne gratuite qui tourne depuis 20 ans. Régulièrement présentée sur des festivals, je l’observe sur les blogs sans l’avoir testé. Elle a l’air simple et conviviale sur un format 28 mm qui permet de faire de grandes tables.

Bataille Antique et Médiévale (BAAM) est une règle de masse crée par un membre de mon association. Grand amateur de WAB en 28 mm, il a écrit une règle de combat de masse qui ne dépaysera pas les vieux joueurs. http://baam.forumactif.org/

Passons aux règles non traduites (en anglais donc), plus difficiles d’accès pour certains joueurs.

Field of glory (FoG) est une règle médiévale qui a connut son heure de gloire (et sa traduction en français), mais je vais passer dessus car elle est en pleine perte de vitesse au profits de Mortem et Gloriam (MeG). Cette dernière se situe entre ADG et FoG et permet de recycler ses armées sans ressoclage. Un système d’activation alterné et l’utilisation de carte change des autres systèmes. Une fois de plus on est dans la bataille de masse en 15 mm

Hail caesar, la règle de Warlord Games est écrite initialement pour jouer les conquêtes romaines. Les suppléments permettent d’étendre vos batailles à toute l’Antiquité et aux Âges Sombres. Ecrite par un ancien de GW, le système est fluide et apprécié. Cette fois, c’est de la bataille de masse en 28 mm.

 

Swordpoint est la réponse de Gripping beast (éditeur anglais de SAGA et fabricant de figurines 28 mm) à King of war et Hail Caesar. Un système de bataille de masse parfois un peu trop mathématique dans la résolution des combats mais très agréable quand même. Les différents livres couvrent l’ensemble de l’Antiquité et du Moyen-Âge avec même des armées asiatiques.

 

Impetus/basic Impetus est une règle que je vois tous les ans en convention notamment à Vaires sur marne. Je ne connais pas assez pour me prononcer dessus, mais elle est paraît-il assez mathématique pour la résolution des combats. Pour les figurines, les joueurs utilisent du 15 mm, du 1/72° ou du 28 mm selon les goûts.

 

Gang of Rome est une règle de Warbanner sortie fin 2017 ou de petits groupes s’affrontent dans les rues de Rome. Cette règle soutenue par une gamme de figurines Footsore reprend quelque part le système du fantastique car les cartes de personnages sont fournies aléatoirement avec les figurines. Elle nécessite beaucoup de décors  et le système de gestion de la foule est un atout de ce jeu d’escarmouche en 28 mm.

To the strongest est une règle simple avec pas mal d’attrait. À l’heure où j’écris ces lignes, je ne l’ai pas encore testé mais j’ai put suivre les parties des membres de mon club et repérer des choses intéressantes. On joue sur des cases, ce qui simplifie et clarifie le déplacement. Un équilibrage est fait en remplaçant les lancés de dés par des jetons où des cartes identiques de chaque coté.

Edit : mauvaise lecture de ma part, la traduction française est disponible, tant mieux

Clash of empires est une de ses règles dont j’entends parler de temps à autre, mais je le dis clairement, je ne connais rien de plus que le nom.

Deus Vult est la règle de Fireforge pour promouvoir ses boites de figurines 28 mm. Initialement basée sur les Croisades en Terre Sainte, elle évolue vers les croisades nordiques et menées par les Chevaliers Teutoniques en fonction des sorties des figurines.

Song of Blades and heroes est une règle d’escarmouche fantaisie très simple et facile d’accès. De nombreux joueurs l’ont utilisé comme base à leurs adaptations vers le jeu d’histoire. C’est rapide et fun, très bien pour débuter avec peu de figurines. Si le titre d’une règle commence par « Song of », c’est qu’elle en découle.

Blood eagle est une règle d’escarmouche (28 mm), dans les Âges Sombres, qui avait l’air bien sympathique sur les blogs. Malheureusement, je ne l’ai jamais vu en convention et je ne l’ai donc pas testé. Pour avoir son équivalent sur le japon, j’ai vraiment envie de la tester.

 

Osprey Publishing est le principal éditeur de règles en Angleterre et a publié pas mal de règles sur cette période. Plutôt orientées 28 mm, il y a toujours possibilité d’adapter. https://ospreypublishing.com/store/osprey-games

Dux Belorum est une une de ses règles dont on voit de nombreux rapport sur les blogs anglais. Elle couvre la période Arthurienne. Je ne l’ai pas testé, j’en reste là.

Lion rampant est une règle simple où le fun vient des défis que les joueurs choisissent en début de partie. Le but n’est plus forcément de battre son adversaire mais de réussir un maximum d’objectifs. Avec un format proche de SAGA, cette règle n’est pas des plus gourmande en figurines

Broken legion est une règle d’escarmouche où de petites escouades romaines partent en mission secrètes. Une petite dose de mysticisme offre un cadre fantaisie au jeu. Un système de campagne permet de faire évoluer l’équipe.

Outremer est une règle d’escarmouche que j’aime beaucoup sur la période des Croisades pensée pour être jouée en campagne.

Tous les ans la convention de mon club accueille un tournoi Armati. Une règle très simulationniste en 15 mm où les joueurs savent généralement qui va gagner la partie dès la fin du déploiement. Le nombre de joueurs français se comptant sur les doigts d’une main, j’en resterai là.

On m’a aussi parlé du WRG qui semble très connu chez ceux qui pratiquent depuis longtemps. N’ayant pas de matière pour le moment pour vous en parler, je ne fait que le mentionner. Voilà matière à recherche, comme pour nombre de règles…

Voilà pour ce petit tour d’horizon qui a pour seul objectif d’ouvrir la porte de cette période pour d’autres articles plus précis sur les règles. C’est volontairement que j’ai mis de côté les règles spécifiques le Japon.

Jean-Pierre LE LAIN

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La bataille d’Haslach-Jundingen 11 octobre 1805 : ordre de bataille, par Gilles Boué

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Autrichiens : Feldmarschall-Leutnant Baron Karl Leiberich Mack

Feldmarschall-Leutnant Archduke Ferdinand de Este

  • 3ème Kuirassiers Regt (390)
  • 6ème  Kuirassiers Regt (520)
  • 4ème Chevaulegers Regt (520)
  • 6ème Chevaulegers Regt (520)
  • Artillerie à cheval : 6 pièces de 6£

Feldmarschall-Leutnant Prinz Karl Philipp zu Schwarzenberg

  • IR #8 : 3 bataillons   (1800)
  • IR#11 : 2 bataillons   (1200)
  • IR#20 : 3 bataillons   (1800)
  • IR#54 : 2 bataillons   (1200)
  • IR#54 : 1 bataillon de grenadiers  (600)
  • Artillerie à pieds : deux batteries à 12 pièces de 6 £

Feldmarschall-Leutnant Count von Reisch

  • IR#15 : 3 bataillons   (1800)
  • IR#17 : 3 bataillons   (1800)
  • Artillerie à pieds : 6 pièces de 6£

Feldmarschall-Leutnant Baron Franz Werneck

  • IR#18 : 3 bataillons   (1800)
  • IR#36 : 3 bataillons   (1800)
  • Artillerie à pieds : 6 pièces de 6£

Français : Général de Division Pierre Dupont de l’Étang du corps de Ney

1ère Brigade : Général de Brigade Marchand

  • 9ème Légère Regt : 2 bns (1200)
  • 32ème Ligne Regt : 2 bns (1200)

2ème  Brigade : Général de Brigade Rouyer

  • 96ème Ligne Regt : 2 bns (1200)

Artillerie divisionnaire

  • Artillerie à pieds : une demie batterie à 4 pièces de 6£

(Attaché) Général de Brigade Sahuc

  • 15ème Dragons  (325)
  • 17ème Dragons (325)

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La bataille de Gunzburg 9 octobre 1805 : ordre de bataille par Gilles Boué

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Autrichiens : Feldmarschall-Leutnant D’Aspre

Cavalerie

  • 1er Kuirassier Regt (200)
  • 1er Chevaulegers Regt (200)
  • 1er Ulhanen Regt (200)

Infanterie

  • 1er Jaeger Regt : 2 coys (200)
  • IR#38 : 4 bns (1800)
  • IR#20 : 4 bns (1800)
  • IR#3 : 3 bns (1800)

Artillerie :

  • artillerie à pieds : 2 batteries à 3 pièces de 6£
  • artillerie à pieds : 3 batteries à 4 pièces de 3£

Français : Général de Division Mahler du corps du maréchal Ney

1ère Brigade: Général de Brigade Marcognet

  • 50ème de Ligne : 2 bataillons   (1200)
  • 27ème de Ligne: 2 bataillons   (1200)

2ème  Brigade: Général de Brigade Lallemand

  • 59ème de Ligne: 2 bataillons   (1200)
  • 25ème Légère : 3 bataillons   (1800)
  • Grenadiers réunis : 1 bataillon   (600)
  • Sapeurs du 27ème de  Ligne (100)

Artillerie divisionnaire

  • Artillerie à pieds : 6 pièces de 8£ et 2 obusiers

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Un avis sur Wellington, par Jérôme Lavis

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Ayant été invité à donner mon avis sur Wellington, je vais le faire.
Pour considérer les qualités militaires de Wellington il faut réaliser quelles sont ses qualités et défauts. Car comme tout général il n’est pas infaillible, et il fit de nombreuses erreurs, tout comme Napoléon et d’autres.

Ce que les campagnes d’Espagne nous apprennent.
Wellington réalise très vite que la campagne d’Espagne est :
– 1. Une guerre où la logistique française est primordiale à sa survie ;
– 2. Une guerre où l’information sera vitale.
Cela est vrai de toute guerre, mais plus particulièrement ici. Il faut se rendre compte que lorsque Wellington dispose de 50.000 Anglo-Portugais, les Français disposent du triple dans la région (et d’environ 300.000 hommes en Espagne). Wellington ne peut donc pas se permettre de se faire surprendre. Cela ne lui arrivera qu’une fois.

Wellington fut brillant dans sa gestion stratégique de la campagne. Certes il fut prudent, mais si son armée se fait battre, c’en est fini de la Péninsule. L’Espagne ne peut pas survivre sans Wellington et Wellington ne peut pas survivre sans l’Espagne. Et cela il le comprit très vite.

Le génie de Wellington en Espagne est d’avoir compris la vrai nature du combat et d’avoir su utiliser toutes les armes à son avantage. Et après tout, c’est ce que l’on demande à un général.

Stratégiquement Wellington fait presque un sans faute en Espagne. Tactiquement de même. Wellington ne se retrouve en mauvaise posture que 4 fois : El Bodon, Fuentes de Onoro, la retraite sur Salamanque et la bataille de la Nive.
Beaucoup de gens semblent critiquer sa capacité à attaquer. Je pense que ces gens-là devraient regarder d’un peu plus près les années 1813-14 (San Sebastian, Nivelle, Orthez…), de même que la bataille de Salamanca. Cette dernière est un chef d’œuvre de réaction, et est une totale offensive anglaise.

Pour moi, le Wellington d’Espagne est brillant. Et je ne suis pas certain que même Davout ou un autre auraient pu le battre.

Voyons déjà :

– Batailles majeures défensives : Vimiero, Talavera, Busacco, Fuentes de Onoro, Nive, Quatres-Bras, Waterloo ;

– Batailles majeures offensives : Salamanca, Vittoria, San Sebastien, Nivelle, Orthez, Toulouse ;

– À part Toulouse pour laquelle les deux parties considèrent une victoire, ce sont des victoires anglaises.

Étudions maintenant les batailles défensives :

À Vimiero, Talavera, Busacco et Waterloo Wellington est en position au matin et son dispositif change peu. C’est l’archétype de la défense de Wellington en contre pente.

À Fuentes de Onoro, Quatres-Bras et la Nive, Wellington réagit a une attaque ennemie contre les positions anglo-alliées alors que Wellington n’est pas encore en position bien sécurisée (par sa faute en général). Mais ces batailles prouvent que Wellington peut réagir très vite à une situation critique… tout comme Napoléon sait le faire (ex Marengo, Lützen etc.…)

Dans les batailles mineures défensives il est bon de citer la bataille d’El Bodon dans laquelle Wellington montre qu’il sait utiliser la carte du bluff.

Regardons maintenant les batailles offensives :

À Salamanca, Wellington réagit très efficacement à une faute de son adversaire et retourne ce qui se préparait être une retraite en une grande victoire.

Je ne connais pas suffisamment Vittoria (il me semble que c’est un mouvement d’encerclement) ni San Sebastien (passage d’une rivière défendue).

À Nivelle, Wellington attaque une série d’ouvrages fortifiés et bien défendus.

À Orthez, il flanque Soult.

À Toulouse, encore il attaque une série de positions fortifiées françaises.

En bref, Wellington sait :

– Défendre ;
– Réagir face à l’imprévu ;
– Attaquer le Français en rase campagne ou retranché.

Je pense donc qu’il est injuste de dire que Wellington ne sait faire qu’une seule chose : défendre derrière une série de collines.

Et dans tout cela je n’ai pas touché aux campagnes de Wellington aux Indes.

En ce qui concerne 1815, c’est une tout autre histoire. Wellington n’est pas à la hauteur. La journée du 15 juin si critique à la campagne est une tache à sa réputation. Il se montre trop hésitant, pas assez décisif et réagit bien trop tard. On ne peut blâmer personne d’autre que lui.
Pourquoi un tel contraste? Il est vrai que durant la campagne d’Espagne (après Talavera) il n’a combattu que seul, et n’a donc jamais eu a se soucier d’un allié. Peut-être est-ce là le problème ? Peut-être est-ce sa prudence parfois excessive qui ressurgit ? Qui sait. Ce qui est certain c’est que Wellington en juin 1815 n’est plus le Wellington de 1809-14.

L’image que j’ai de Wellington est donc une image partagée. Ses qualités tactiques sont indéniables, et ses capacités à gérer une armée et sa logistique sont exceptionnelles. Par contre 1815….

Mais après tout, qui n’a pas eu ses périodes noires ? Napoléon en Russie et en Espagne fait de très mauvais choix stratégiques et tactiques…. et tous les généraux de l’époque en font… Wellington n’est simplement pas l’invincible général… il est humain.

En Espagne, il remplit sa mission admirablement avec des moyens bien inférieurs à ceux des Français…. après tout, c’est ce qui est demandé à un général.

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Bibliographie sélective pour le Bicentenaire (2005) de la bataille d’Austerlitz, par Gilles Boué

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Les publications fondamentales (lectures préliminaires mais souvent critiquables)

    • Alambert et Colin : « La campagne de 1805 en Allemagne », publiée par le Service Historique de l’Etat Major des Armées (6 volumes entre 1902 et 1908 mais il manque le 7ème volume sur la bataille d’Austerlitz.
    • Stockalaska : « Die Schlacht bei Austerlitz », Vienne 1905
    • Stutterheim: « Die Schlacht bei Austerlitz », 1806, premier témoignage publié, commenté dans les publications suivantes par Napoléon I° et Bernadotte, réédition en novembre 2005. Jean Claude Gawsewitch éditeur. Les commentaires de Patrick Girard sont affligeants de banalités.
    • Lachouque Henry : deux livres des années 60 : « Napoléon à Austerlitz » en 1961 et « Le 2 décembre 1805 » en 1968
    • Anderson : the Napoléonic campaign of 1805, 1912
    • Malo : Précis de la campagne de 1805, Paris, 1886
    • Thiry J. : Ulm, Trafalgar, Austerlitz. Berger-Levrault, Paris, 1962
    • Manceron Claude : Austerlitz. Laffont, Paris, 1960

Les monographies savantes (travaux d’universitaires ou de passionnés sur des questions parfois exotiques)

  • Paul Azan : « Du Rhin à Ulm » SHEMA, paris 1909
  • Loeffeln : « Das Treffen bei Elchingen und die Katastrophe von Ulm » Vienne, Frey, 1904
  • Jean Morvan : « Le soldat impérial », Paris 1904
  • La guerre napoléonienne. Précis des campagnes. réédition Teissèdre, Paris, 1999.
  • Lynn, John A. : « The Sun of Austerlitz: Romantic Visions of Decisive Battle in Nineteenth-Century Europe. » Chapter 6 in Battle: A History of Combat and Culture. Boulder, CO: Westview Press, 2003
  • La bataille napoléonienne dans la peinture et la pensée stratégique en France au XIX° siècle sous la direction de Bruno Colson Bruxelles Louvain la neuve, 2003
  • « Napoléon a-t-il dicté à Daru le plan de campagne de 1805 ? » in Revue de l’institut Napoléon, N°121, oct. 1971
  • La figure de Napoléon dans la bataille à travers trois générations de peintres, de Gérard à Meissonier par Emmanuel de Waresquiel; cahiers du CEHD, 2003

Les publications récentes (de qualité inégales)

  • David Chandler : Austerlitz 1805, Londres 1990
  • Scott Bowden : Napoleon at Austerlitz, Chicago, 1997
  • Christopher Duffy : Austerlitz 1805, London 1999
  • Goetz Robert : 1805 Austerlitz, London , 2005
  • Tranié et Carmigniani : Napoléon et la Russie , les années victorieuses, Lavauzelle,1980 texte indigent mais remarquable iconographie
  • Alexandre Andrault de Langeron : Journal inédit de la campagne de 1805 – Austerlitz – édition établie par Thierry Rouillard – Éditions La Vouivre (1998).
  • Stutterheim, Kutusov, Relations de la bataille d’Austerlitz- édition établie par Thierry Rouillard – Editions La Vouivre (1998).
  • Berthier, Davout, Murat, Soult, Tranchant de la Verne. Relations et Rapports Officiels de la bataille d’Austerlitz, édition établie par Jacques garnier. Éditions La Vouivre (1998)
  • Pigeard Alain : les campagnes de Napoléon, quatuor , 1998
  • Pigeard Alain : L’armée de Napoléon. Taillandier, Paris, 2000
  • Pigeard Alain : Dictionnaire de la Grande Armée. Taillandier, 2002
  • Pigeard Alain : Dictionnaire des batailles de Napoléon, Taillandier , 2004
  • Hourtoulle F. G. Austerlitz : Le soleil de l’Aigle. Histoire et Collections, Paris, 2003
  • Pierre Miquel : Austerlitz, Albin Michel, Paris 2005
  • Robert Ouvrard : sous le soleil d’Austerlitz, Cosmopole, 2005
  • Jacques Jourquin et Jean Tulard : nous étions à Austerlitz, Taillandier 2005
  • Oleg Sokolov, Austerlitz (à paraître), 2005
  • Frédéric bey : Austerlitz, la victoire exemplaire, Quatuor 2005, édition luxueuse
  • Actes du colloque du bicentenaire des 30/11 au 2/12 2005, à paraître.

Note : cette bibliographie indicative a été publiée en 2005. Depuis, de nombreux ouvrages ont été écrits.

N’hésitez pas à compléter cette bibliographie par vos commentaires sur l’article. Ainsi je pourrai créer une rubrique complémentaire avec des ajouts.

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