Un avis sur Wellington, par Jérôme Lavis

Ayant été invité à donner mon avis sur Wellington, je vais le faire.
Pour considérer les qualités militaires de Wellington il faut réaliser quelles sont ses qualités et défauts. Car comme tout général il n’est pas infaillible, et il fit de nombreuses erreurs, tout comme Napoléon et d’autres.

Ce que les campagnes d’Espagne nous apprennent.
Wellington réalise très vite que la campagne d’Espagne est :
– 1. Une guerre où la logistique française est primordiale à sa survie ;
– 2. Une guerre où l’information sera vitale.
Cela est vrai de toute guerre, mais plus particulièrement ici. Il faut se rendre compte que lorsque Wellington dispose de 50.000 Anglo-Portugais, les Français disposent du triple dans la région (et d’environ 300.000 hommes en Espagne). Wellington ne peut donc pas se permettre de se faire surprendre. Cela ne lui arrivera qu’une fois.

Wellington fut brillant dans sa gestion stratégique de la campagne. Certes il fut prudent, mais si son armée se fait battre, c’en est fini de la Péninsule. L’Espagne ne peut pas survivre sans Wellington et Wellington ne peut pas survivre sans l’Espagne. Et cela il le comprit très vite.

Le génie de Wellington en Espagne est d’avoir compris la vrai nature du combat et d’avoir su utiliser toutes les armes à son avantage. Et après tout, c’est ce que l’on demande à un général.

Stratégiquement Wellington fait presque un sans faute en Espagne. Tactiquement de même. Wellington ne se retrouve en mauvaise posture que 4 fois : El Bodon, Fuentes de Onoro, la retraite sur Salamanque et la bataille de la Nive.
Beaucoup de gens semblent critiquer sa capacité à attaquer. Je pense que ces gens-là devraient regarder d’un peu plus près les années 1813-14 (San Sebastian, Nivelle, Orthez…), de même que la bataille de Salamanca. Cette dernière est un chef d’œuvre de réaction, et est une totale offensive anglaise.

Pour moi, le Wellington d’Espagne est brillant. Et je ne suis pas certain que même Davout ou un autre auraient pu le battre.

Voyons déjà :

– Batailles majeures défensives : Vimiero, Talavera, Busacco, Fuentes de Onoro, Nive, Quatres-Bras, Waterloo ;

– Batailles majeures offensives : Salamanca, Vittoria, San Sebastien, Nivelle, Orthez, Toulouse ;

– À part Toulouse pour laquelle les deux parties considèrent une victoire, ce sont des victoires anglaises.

Étudions maintenant les batailles défensives :

À Vimiero, Talavera, Busacco et Waterloo Wellington est en position au matin et son dispositif change peu. C’est l’archétype de la défense de Wellington en contre pente.

À Fuentes de Onoro, Quatres-Bras et la Nive, Wellington réagit a une attaque ennemie contre les positions anglo-alliées alors que Wellington n’est pas encore en position bien sécurisée (par sa faute en général). Mais ces batailles prouvent que Wellington peut réagir très vite à une situation critique… tout comme Napoléon sait le faire (ex Marengo, Lützen etc.…)

Dans les batailles mineures défensives il est bon de citer la bataille d’El Bodon dans laquelle Wellington montre qu’il sait utiliser la carte du bluff.

Regardons maintenant les batailles offensives :

À Salamanca, Wellington réagit très efficacement à une faute de son adversaire et retourne ce qui se préparait être une retraite en une grande victoire.

Je ne connais pas suffisamment Vittoria (il me semble que c’est un mouvement d’encerclement) ni San Sebastien (passage d’une rivière défendue).

À Nivelle, Wellington attaque une série d’ouvrages fortifiés et bien défendus.

À Orthez, il flanque Soult.

À Toulouse, encore il attaque une série de positions fortifiées françaises.

En bref, Wellington sait :

– Défendre ;
– Réagir face à l’imprévu ;
– Attaquer le Français en rase campagne ou retranché.

Je pense donc qu’il est injuste de dire que Wellington ne sait faire qu’une seule chose : défendre derrière une série de collines.

Et dans tout cela je n’ai pas touché aux campagnes de Wellington aux Indes.

En ce qui concerne 1815, c’est une tout autre histoire. Wellington n’est pas à la hauteur. La journée du 15 juin si critique à la campagne est une tache à sa réputation. Il se montre trop hésitant, pas assez décisif et réagit bien trop tard. On ne peut blâmer personne d’autre que lui.
Pourquoi un tel contraste? Il est vrai que durant la campagne d’Espagne (après Talavera) il n’a combattu que seul, et n’a donc jamais eu a se soucier d’un allié. Peut-être est-ce là le problème ? Peut-être est-ce sa prudence parfois excessive qui ressurgit ? Qui sait. Ce qui est certain c’est que Wellington en juin 1815 n’est plus le Wellington de 1809-14.

L’image que j’ai de Wellington est donc une image partagée. Ses qualités tactiques sont indéniables, et ses capacités à gérer une armée et sa logistique sont exceptionnelles. Par contre 1815….

Mais après tout, qui n’a pas eu ses périodes noires ? Napoléon en Russie et en Espagne fait de très mauvais choix stratégiques et tactiques…. et tous les généraux de l’époque en font… Wellington n’est simplement pas l’invincible général… il est humain.

En Espagne, il remplit sa mission admirablement avec des moyens bien inférieurs à ceux des Français…. après tout, c’est ce qui est demandé à un général.

La bataille de Fuentès De Onoro 3 et 5 mai 1811 : ordre de bataille, par Sir John Fortescue

ARMÉE DU PORTUGAL : Maréchal MASSÉNA, Prince d’Essling, Duc de Rivoli

II Corps : Général REYNIER

(ne participa pas à la bataille, mouvement de diversion au nord)

Division MERLE : (4891)
Brigade Sarrut
36ème Ligne
2ème Légère
4ème Légère

Division BIERRE (5491)
Brigade Godard
70ème Ligne
17ème Légère
Brigade Arraud
47ème Ligne
31ème Légère

Brigade de Cavalerie Légère Soult (682)
1er Hussards
22ème Chasseurs à cheval
8ème Dragons

VI Corps : Général LOISON

Division MARCHAND (5872)
Brigade Maucune :
60ème Ligne (3bat)
6ème Légère (3bat)
Brigade Chemineau :
39ème Ligne (3bat)
76ème Ligne (3 bat)

Division MERMET (6702)
Brigade Ménard :
27ème Ligne (3bat)
25ème Légère (3 bat)
Brigade Taupin :
50ème Ligne (3 bat)
59ème Ligne (3 bat)

Division FERREY (4232)
Brigade ? :
26ème Ligne (1 bat)
Légion Hannovrienne
Légion du Midi
Brigade ? :
66ème Ligne (3 bat)
82ème Ligne (3 bat)

Brigade de Cavalerie Légère Lamotte (334)
3ème Hussards
15ème Chasseurs à cheval

Artillerie : 2 Batteries

VIII Corps : JUNOT, Duc d’Abrantes

Division SOLIGNAC (4714)
Brigade ? :
15ème Ligne (3 bat)
86ème Ligne (3 bat)
Brigade ? :
65ème Ligne (2 bat)
Régiment Irlandais (2 bat)

Artillerie : 1 Batterie

IX Corps : DROUET, Comte d’ERLON

Division CLAPAREDE (4716)
Brigade ? :
4/54ème Ligne
4/21ème Légère
4/28ème Légère
Brigade ? :
4/40ème Ligne
4/63ème Ligne
4/88ème Ligne
Brigade ? :
4/64ème Ligne
4/100ème Ligne
4/103ème Ligne

Division CONROUX (5588)
Brigade ? :
4/9ème Légère
4/16ème Légère
4/27ème Légère
Brigade ? :
4/8ème Ligne
4/24ème Ligne
4/45ème Ligne
Brigade ? :
4/94ème Ligne
4/95ème Ligne
4/96ème Ligne

Brigade de Cavalerie Légère : Fournier (794)
7ème Chasseurs à cheval
13ème Chasseurs à cheval
20ème Chasseurs à cheval

Artillerie : 1 Batterie

RÉSERVE DE CAVALERIE : Pierre, Comte de Montbrun (1187)


Brigade Cavrois
3ème Dragons
10ème Dragons
15ème Dragons
Brigade d’Ornano
6ème Dragons
11ème Dragons
25ème Dragons

ARMÉE DU NORD : Maréchal Jean Baptiste BESSIÈRES, Duc d’Istrie


Brigade de Cavalerie de la Garde : Lepic
1er Lancier de la Garde (370)
Chasseurs à cheval de la Garde (235)
Mameluks (79)
Grenadiers à cheval de la Garde (197)
Batteries à cheval de la Garde

Brigade de Cavalerie Cavalerie Légère : Wathier
5ème Hussard (172)
1er Chasseurs à cheval (231)

12ème Chasseurs à cheval (181)
24ème Chasseurs à cheval (200)

Armée Anglo-Portugaise : Sir Arthur Wellesley, duke of Wellington

DIVISION DE CAVALERIE : Lt-Gal Sir Stapleton Cotton

Brigade Slade :
1st Dragoons (388)
14th Light Dragoons (378)
Brigade von Arentschild :
16th Light Dragoons (362)
1st hussars KGL (414)


Brigade Barbacena : (312)
4th Portuguese Dragoons
10th Portuguese Dragoons


Batterie Bull, R.H.A.

FIRST DIVISION : Lt-Gen Spencer

Brigade Stopford :
1/Coldstream Guards (940)
1/3rd Foot Guards (959)
1co 5/60th rifles (44)

Brigade Nightingall :
2/24th Warwickshire (371)
2/42nd Royal Highlands (445)
1/79th Cameron Highlanders (922)
1co 5?60th rifles (36)

Brigade Howard :
1/50th West Kent(597)
1/71st Light Highlands(497)
1/92nd (764)
1co 3/95th rifles (76)

Brigade von Lowe :
1st Ligne KGL (512)
2nd Ligne KGL (484)
5th Ligne KGL (422)
7th Ligne KGL (410)
2co Light KGL (86)


Batterie Lawson’s, R.A.

THIRD DIVISION : Maj-Gen Picton

Brigade Mackinnon :
74th Highlands (485)
1/88th Connaught (467)
1/45th Nottinghamshire (508)
3co 5/60th rifles (183)

Brigade Colville :
1/5th Northumberland (504)
2/83rd (460)
2/88th Connaught (687)
94th (536)

Brigade Portugaise Power :
9th Ligne Portugaise (2 bat, 910)
21st Ligne Portugaise (2 bat, 740)


Batterie von Arentschild, P.A.

FIFTH DIVISION : Maj-Gen Erskine

(Ne participa pas a la bataille, en observation du corps de Reynier)

Brigade Hay :
3/1st Royal Scots (672)
1/9th Fusilliers Royaux, East Norfolk (627)
2/38th Staffordshire (402)
1co Brunswick Oels (69)


Brigade Dunlop :
1/4th King’s Own (612)
2/30th Cambridge (507)
3/44th East Essex (437)
1co Brunswick Oels (68)


Brigade Portugaise Spry :
3rd Ligne Portugaise (2 bat, 724)
15th Ligne Portugaise (2 bat, 556)
8th Cacadores (484)


Batterie Preto, P.A.

SIXTH DIVISION : Maj-Gen Campbell

(Ne participa pas a la bataille, en observation du corps de Reynier)

Brigade Hulse :
1/11th North Devonshire (837)
2/53rd Shropshire (459)
1/61st South Gloucestershire (697)
1co 5/60th rifles (48)


Brigade Burne :
1/36th Herefordshire (514)
2nd Queen’s Royal (558)


Brigade Portugaise Madden
8th Ligne Portugaise (2 bat, 915)
12th Ligne Portugaise (2 bat, 1222)


Batterie Rozziere, P.A

SEVENTH DIVISION : Maj-Gen Houston

Brigade Sontag :
2/51st Yorkshire Light (590)
85th Bucks Volunteers Light (387)
Chasseurs Britaniques (839)
8co Brunswick Oels (593)

Brigade Portugaise Doyle :
7th Ligne Portugaise (2 bat, 713)
19th Ligne Portugaise (2 bat, 1024)
2nd Cacadores (442)

Batterie Sequerra, P.A.

LIGHT DIVISION : Brig-Gen Craufurd

Brigade Beckwith :
1/43rd Monmouthshire Light (754)
4co 1/95th rifles (354)
1co 2/95th rifles (76)
3rd Cacadores (447)

Brigade Drummond :
1/52nd Oxfordshire Light (835)
2/52nd Oxfordshire Light (542)
4co 1/95th rifles (357)
1st Cacadores (450)

Batterie Ross, R.H.A.

Brigade independante Portugaise Ashworth :

6th Ligne Portugaise (2 bat, 713)
18th Ligne Portugaise (2 bat, 1024)
6th Cacadores (442)

Télécharger les ordres de bataille

 

 

La bataille de Salamanque 22 juillet 1812 : ordre de bataille, par Sir John Fortescue.

Armée du Portugal : Maréchal Marmont, duc de Raguse

Division Foy
Brigade Chemineau : 6th Légère (573/518) / 69th Ligne (733/725)
Brigade Desgravier : 39th Ligne (525/442) / 76th Ligne (700/707)
3rd Artillery company

Division Clausel (Second Senior Divisional Commander)
Brigade Berlier : 25th Légère (525/510/504) / 27th Ligne (848/829)
Brigade Barbot : 50th Ligne (602/571/369) / 59th Ligne (840/728)
3rd Artillery company

Division Ferey
Brigade Menne : 31st Légère (777/606) / 26th Line (592/574)
Brigade ? : 47th Line (631/510/521) / 70th Ligne (505/645)
4th Artillery company

Division Sarrut
Brigade Fririon : 2nd Légère (658/596/586) / 26th Ligne (681/480/478)
Brigade ? : 4th Légère (473/383/426)
4th Artillery Company

Division Maucune
Brigade d’Arnauld : 15th Ligne (546/544/577) / 66th Ligne (558/611)
Brigade Montfort : 82nd Ligne (473/534) / 86th Ligne (633/562)
Artillery company

Division Brennier (Senior Divisional Commmander)
Brigade Taupin : 17th Légère (562/531) / 65th Ligne (659/645/37/245)
Brigade ? : 4th Étranger (88) / 22nd Ligne (518/520/509)
3rd Artillery company

Division Thomières
Brigade Bonte : 1st Ligne (584/460/230/472) / 62nd Ligne (533/504/61)
Brigade ? : 101st Ligne (483/461/477)
3rd Artillery company

Division Bonnet
Brigade Gautier : 118th Ligne (516/536/566) / 119th Ligne (423/444/440)
Brigade ? : 120th Ligne (603/582/615) / 122nd Ligne (570/546/507)
1st Artillery company

Division Curto
Brigade ? : 3rd Hussars (248) / 22nd Chasseurs (253) / 26th Chasseurs (294) / 28th Chasseurs (94)
Brigade ? : 13th Chasseurs (516) / 14th chasseurs (322) / March squadron (152)

Division Boyer
Brigade Carrie : 6th Dragons (395) / 11th Dragons (430)
Brigade ? : 19th Dragons (343) / 25th Dragons (332)
Horse artillery

Reserve Artillery

Total artillery : 7 – 12 pdr / 21 – 8 pdr / 36 – 4 pdr / 1 – 3 pdr / 13 – howitzer (78 guns)


Anglo-Portuguese Army : Sir Arthur Wellesley, duke of Wellington

Cavalry Division : Lord Stapleton Cotton
Brigade Le Marchand : 3rd Dragoons (339) / 4th Dragoons (358) / 5th Dragoons Guards (325)
Brigade G. Anson : 11th Light Dragoons (391) / 12th Light Dragoons (340) / 16th Light Dragoons (273)
Brigade V. Alten : 14th Light Dragoons (347) / 1st KGL Hussars (399)
Brigade Bock : 1st KGL Dragoons (364) / 2nd KGL Dragoons (407)
Birgade d’Urban : 1st , 11th Portuguese Dragoons (482)

First Division : H. Campbell
Brigade Fermor : 1st Coldstream Guard (954) / 1st Third Guard (961) / 1 co 5/60th (57)
Brigade Wheatley : 2/24th Foot (421) / 1/42nd Royal Highland (1079) / 2/58th Foot (400) / 1/79th Foot (674) / 1 co 5/60th (54)
Brogade Lowe : 1st Line KGL (641) / 2nd Line KGL (627) / 5th Line KGL (555)

Third Division : Pakenham
Brigade Wallace : 1/45th Foot (442) / 74th Foot (443) / 1/88th Foot (663) / 3 co 5/60th (254)
Brigade J. Campbell : 1/5th Foot (902) / 2/5th Foot (308) / 2/83rd Foot (319) / 94th Foot (347)
Brigade Power (Portuguese) : 9th Line / 21st Line / 12th Cacadores (2197)

Fourth Division : Lowry Cole
Brigade W. Anson : 3/27th Foot (633) / 1/40th Foot (582) / 1 co 5/60th (46)
Brigade Ellis : 1/7th Royal Fuziliers (495) / 1/23rd Welsh Fuziliers (446) / 1/48th Foot (426) / 1 co Oels (54)
Brigade Stubb (Portuguese) : 11th Ligne / 23rd Ligne / 7th Cacadores (2554)

Fifth Division : Leith
Brigade Greville : 3/1st Foot (761) / 1/9th Foot (666) / 1/38th Foot (800) / 2/38th Foot (301) / 1 co Oel (78)
Brigade Pringle : 1/4th Foot (457) / 2/4th Foot (654) / 2/30th Foot (349) / 2/44th Foot (251) / 1 co Oel (69)
Brigade Spry (Portuguese) : 3rd Ligne / 15th Line / 8th Cacadores (2305)

Sixth Division : Clinton
Brigade Hulse : 1/11th Foot (516) / 2/53rd Foot (341) / 1 61st Foot (546) / 1 co 5/60th (61)
Brigade Hinde : 2nd Foot (408) / 1/32nd Foot (609) / 1/36th Foot (429)
Brigade Rezende (Portuguese) : 8th Ligne / 12th Ligne / 9th Cacadores (2631)

Seventh Division : Hope
Brigade Halkett : 1st Light KGL (569) / 2nd Light KGL (494) / 9 co Oels (596)
Brigade De Bernewitz : 51st Foot (308) / 68th Foot (338) / Chasseurs Britaniques (713)
Brigade Collins (Portuguese) : 7th Ligne / 19th Ligne / 2nd Cacadores (2168)

Light Division : Chas. Alten
Brigade Barnard : 1/43rd Foot (748) / 95th Rifle (392) / 1st Cacadores (500)
Brigade Vandeleur : 1/52nd Foot (799) / 95th Rifle (542) / 3rd Cacadores (500)

Independent Portuguese brigades
Brigade Pack : 1st Ligne / 16th Ligne / 4th Cacadores (2605)
Brigade Bradford : 13th Ligne / 14th Ligne / 5th Cacadores (1894)

Spanish Division : Carlos de Espana
2nd of Princesa / Tiradores di Castilla / 2nd of Jaen / 3/1st Seville / Cacadores de Castilla / Lanceros di Castilla (3360)

Artillery
Royal Horse Artillery (Ross, Mac Donald, Bull)
Field Artillery (Lawson, Gardiner, Greene, Douglas, May, Sympher (KGL))
Portuguese Artillery (Arriaga)

L’armée anglaise dans la péninsule, par Jérôme Lavis

Des doctrines de l’Armée anglaise .

C’est une Armée encore ancrée dans les théories de combat linéaire. Contrairement aux autres nations d’Europe elle n’évoluera quasiment pas au court de la période considérée.
On note cependant l’adoption du système divisionnaire en 1809, et l’adoption du système de Corps d’Armée vers 1813. En fait ces Corps d’Armée sont beaucoup plus similaires aux colonnes russes ou autrichiennes de début de période plus que des Corps français. Il faut dire qu’un système de Corps ne se justifiait pas trop avant 1813.
Ses doctrines tactiques, par contre n’évolueront pas.

Doctrines de déploiements de la ligne de bataille :

En général l’Armée anglaise déploie ses Brigades sur une seule ligne rarement sur deux. Souvent ses Divisions sont aussi déployées sur une seule ligne même si un déploiement sur deux lignes est parfois observé.

La doctrine de déploiement tactique (au sein de la Brigade) est basé sur l’ancienneté alternée. La place d’honneur (comme dans toutes les armées de l’époque) est à droite. Le Bataillon le plus ancien se place donc à droite. Le second plus ancien à gauche (pour protéger l’autre flanc de la Brigade), le troisième au centre droit etc….. (ex: 28th – 79th – 73rd – 5th). Les Brigades se déploient au sein de la Division souvent de la même manière: 2nd – 3rd – 1st
Dans la Péninsule cela veut dire que la Brigade portugaise est en général au centre d’une formation.
Dans le cas où la Division est déployée sur deux lignes, il ne semble pas exister de règle précise sur la Brigade placée en seconde ligne.

Ancienneté des Généraux :

Les Anglais ne rigolaient pas avec l’ancienneté de leurs Généraux. C’est pour cela que Wellington ne pouvait pas être en charge de la campagne de Vimiero. De la aussi le problème que Wellington avait de se débarrasser de ses Généraux incompétents. Ces Généraux étaient nommés par le Horse Guard et même si Wellington avait le soutient du Duke of York, il ne pouvait pas toujours obtenir les Généraux qu’il désirait.

Cela par contre simplifie grandement la situation du joueur.
L’ancienneté est directement liée au numéro de la Division (puis au numéro de la Brigade). Ainsi le commandant de la 1ère Division sera le commandant en second de l’Armée. Ce qui donna des sueurs froides à Wellington lorsqu’il dû laisser Spencer en charge pour quelques jours en 1811.
Ainsi en cas de décès de Généraux, le Général subordonné commandant l’entité de plus petit numéro prendra le commandement. Ainsi, si le Général en chef est incapacité (exemple Corunna), le Général de la première Division prend le commandement. Le Général de la première Brigade prend le commandement de la Division, et enfin le colonel du Régiment le plus ancien (plus petit nombre), prend le contrôle de la Brigade.

Écran de Tirailleurs :

Wellington avait un « standing order » : toutes les compagnies légères d’une Brigade devaient être regroupée avec les compagnies de rifles pour créer un Bataillon « ad hoc » léger par Brigade. Ces compagnies avaient pour mission de maintenir un écran de tirailleur au-devant de la Brigade.
En règle générale l’écran de tirailleurs anglais est plus dense que l’écran français (vues les doctrines de déploiement), mais il n’est pas réellement meilleur.
Tactiques des Combats :
Les troupes anglaises utilisent la technique suivante : 1 volée (voire 2) suivie (s) par une charge à la baïonnette. Cela est valable en attaque comme en défense. Le but est de rendre l’engagement aussi court que possible et ainsi éviter les pertes. Les duels au feu qui durent sont assez rares.
La grande innovation de Wellington en Espagne est l’utilisation de la contre-pente. Cette innovation a en fait été dictée par les circonstances car Wellington manquait toujours d’artillerie et de cavalerie, et qu’il voulait donc abriter ses troupes, tout en masquant la position de sa ligne de bataille.
C’est cette tactique qui permit aux Anglais de remporter de nombreux combats, les Français ne réussissant pas à s’adapter à la situation.

Grand Tactique :

La préoccupation principale des Généraux anglais dans la Péninsule (Wellington et Moore) est celle de conservation de l’Armée. En effet ils savent que l’Armée ne pourrait pas être remplacée. Wellington est donc un Général prudent.
Wellington n’attaqua que lorsqu’il était sur d’être en supériorité (comme tout le monde). Il préférera se replier plutôt que d’accepter un combat hasardeux. Sur le côté stratégique il commis quelques bourdes mais heureusement pour lui les Français en commirent plus.
Il est aussi un micro manager flagrant. Il doit tout superviser et ne fait pas toujours confiance à ses subordonnés (et souvent avec raison). Du fait de cette nature il fut parfois accusé de créer des plans trop compliqués (comme pour Vitoria).

Les problèmes de l’Armée britannique :

Elle manque de canons et de cavalerie. Elle a souvent des commandants de Division incapables de décisions autonomes.

La cavalerie britannique :

C’est un problème en soit. Les cavaliers sont excellemment montés mais l’organisation et le commandement laisse a désirer. L’organisation de l’Escadron manque en contrôle avant, au profit d’un contrôle arrière. Ainsi souvent, la cavalerie anglaise victorieuse s’emportera et il sera extrêmement difficile de la rattraper.
Cela est souvent combiné avec un commandement décrié par Wellington pour son incompétence. Il y avait peu de Généraux de cavalerie que Wellington appréciait (Lord Paget, Le Marchand et Cotton par exemple).
Cependant dans de nombreux combat la cavalerie anglaise sait se comporter avec brio comme à Fuentes de Onoro, à El Bodon, Salamanca etc….

Figurines peintes par Patrice Kedzia

POUR JOUER L’ARMÉE ANGLAISE :

Il faut un joueur qui aime l’infanterie et qui utilisera sa cavalerie comme force de support. Pas de grandes charges à la Française. (Même à Waterloo, la charge de la Union Brigade fut en support de l’infanterie (une fois celle-ci brisée)).
C’est une armée pour joueur prudent, méthodique et patient.
À mon avis jouer l’Armée anglaise est très difficile car c’est une armée vulnérable de part son manque de cavalerie et d’artillerie (jusqu’en 1813). L’arme principale de Wellington était de pouvoir dissimuler sa ligne de bataille ce qui est très difficile à rendre sur une table de jeu.

LES GÉNÉRAUX ANGLAIS :

Certains Généraux étaient notoirement mauvais: Erskine, Slade…. d’autre comme Robert Craufurd était notoirement une tête chaude (un peu comme Ney), mais il était adulé de sa Division. Sir J. Hope était aussi un peu une tête brûlée, même lorsqu’il commandait une Aile d’Armée il se plaçait toujours aux avant-postes (c’est comme cela qu’il fut fait prisonnier d’ailleurs).
Wellington appréciait énormément Hill, Graham, Beresford et Picton.
Pour les autres je ne sais pas, et donc je ne m’aventurerais pas à donner un avis sur eux.
Mais il est clair que tous les tempéraments étaient représentés comme pour toute Armée.