La bataille de Wertingen 8 octobre 1805 : ordre de bataille, par Gilles Boué

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Autrichiens :  Feldmarschall-Leutnant Baron Franz Xavier Auffenberg

Cavalerie

  • 3rd Kuirassier Regiment (200)
  • 4th Chevaulegers Regiment (200)

Grenadiers réunis

  • IR#18 Grenadier bn (600)
  • IR#42 Grenadier bn (600)
  • IR#25 Grenadier bn (600)
  • IR#55 Grenadier bn (600)
  • IR#38 Grenadier bn (600)
  • IR#57 Grenadier bn (600)

Infanterie

  • IR#55 (3 bns 1800)

Artillerie

  • Artillerie à pieds (6 x 6£)
  • Artillerie à pieds (6 x 6£)
  • Artillerie à cheval (6 x 6£)

 Français : Vème  Corps : Maréchal Jean Lannes

 Division de cavalerie légère : Général de Brigade Fauconnet

1ère Brigade : Général de Brigade Treillard

  • 9ème Hussards (240)
  • 10ème Hussards (240)

2ème  Brigade : Général de Brigade Fauconnet

  • 13ème Chasseurs à Cheval (240)
  • 21ème Chasseurs à Cheval  (240)
  • Artillerie à cheval (3 x 8£)

 Division : Général de Division Oudinot 

1ère Brigade : Général de Brigade Laplanche-Morthières

  • bataillon réuni : 13ème de Ligne (600)
  • bataillon réuni : 58ème de Ligne (700)
  • bataillon réuni : 9ème de Ligne (600)
  • bataillon réuni : 81ème de  Ligne (700)

2ème  Brigade : Général de Brigade Dupas

  • bataillon réuni : 2ème  Légère (500)
  • bataillon réuni : 3ème Légère (500)
  • bataillon réuni : 28ème Légère (400)
  • bataillon réuni : 31ème Légère (400)

3ème Brigade : Général de Brigade Ruffin

  • bataillon réuni : 12ème Légère (500)
  • bataillon réuni : 15ème Légère (500)

Division de Dragons : Général de Division Beaumont

1ère Brigade : Général de Brigade Boyé

  • 5ème Dragons (240)
  • 8ème Dragons (280)

2ème  Brigade :

  • 9ème Dragons (280)
  • 12ème Dragons (280)

3ème  Brigade :

  • 16ème Dragons (240)
  • 21ème Dragons (240)

Artillerie à cheval :
3ème compagnie du 2ème Régiment à cheval : 6 x 8£ et 2 obusiers

Division de Dragons : Général de Division Klein

  • 1er Dragons (320)
  • 2ème Dragons (240)

Division de cavalerie lourde : Général de Division Nansouty 

1ère Brigade : Général de Brigade Piston

  • 1er Carabiniers (240)
  • 2ème Carabiniers (240)

2ème Brigade : Général de Brigade La Houssaye

  • 1er Cuirassiers (320)
  • 2ème Cuirassiers (320)

3ème  Brigade : Général de Brigade Saint-Germain

  • 3ème Cuirassiers (280)
  • 5ème Cuirassiers (320)

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Les bases du trois couches « en zénithal », par J-B Pegourié

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Jean-Baptiste, il y a quelques années avait eu la gentillesse d’effectuer ce superbe tutoriel (il faut dire que j’avais été particulièrement pénible avec lui ) qui avait été publié également sur le forum de l’art de la Guerre sous le pseudo de « duschmurtz ». Vu la qualité de son tutoriel, et comme il m’avait alors autorisé à le faire, je le publie ici également. C’est également pour moi l’occasion de rendre un hommage à Alain Touller, l’excellent sculpteur français qui nous a quitté récemment.

Il y a longtemps que j’avais promis alors c’est parti.
Je l’enrichirai au fur et à mesure de la progression.
Le but de ce tuto est de faire une présentation des techniques de base pour donner un effet très lumineux ainsi que de magnifier les reliefs.
Utiliser trois couches peut paraître long.
Ça l’est !
Surtout au début, époque des tâtonnements plus ou moins empiriques. Donc cela s’adresse à celui ou celle qui n’attend pas après son armée pour le tournoi à la fin de la semaine…
J’ai quelques Scythes Museum et Touller qui gémissent dans les sachets depuis des lustres (ce doit être l’appel du pigment), ce sera l’occasion de rappeler les techniques en suivant pas à pas leur évolution.
Commençons par la cavalerie lourde de chez Museum.
Manque de bol, une lance est cassée.

On coupe au cutter la partie au delà de la poignée. Comme cette dernière est d’un diamètre supérieur à la hampe, cela permettra de faire un trou assez grand pour y introduire un poil de balai de chantier sans qu’il n’y ait trop de différence visible entre la nouvelle partie et le reste de la lance. (ouf ! ça c’est de la phrase !).

Voilà, notre futur socle est au rendez-vous. Prêt pour la sous couche.
Les figurines sont fixée à la colle à bois sur des capsules de bouteille.
Avantage de la colle à bois: ça tient bien et c’est facile à enlever sur du plastique.
Avantage de la capsule de bouteille : on a une excellente prise en mains et le petit diamètre permet un accès facile aux zones reculées.
Pour la lance c’est très simple : on écrase une extrémité à la pince et on taille la forme au cutter.

Avant d’aborder la sous couche noire, deux trois bricoles à propos du matériel :

Les pinceaux. Deux suffiront.
Il faut impérativement de la qualité extra pour l’application des couleurs. De la martre Kolinsky en taille 0 ou 00. Ce qui compte c’est la finesse de la pointe et la souplesse/rigidité du réservoir. Oubliez les marques de figurines. Ces pinceaux ne tiennent pas dans le temps. En revanche pour les brossages à sec ils sont parfaits.
Cette méthode étant agressive, pas besoin de dépenser trop pour un pinceau qui sera vite en forme d’accessoire de wc.

La palette humide.
Ceci est une révolution (avec l’accent américain).
Pour ceux qui ne connaissent pas, il suffit d’une assiette, d’un essuie tout en éponge ou de plusieurs couches de Sopalin et d’une feuille de papier sulfurisé (rayon cuisson). On humidifie la matière éponge afin qu’elle soit bien mouillée et on pose le papier dessus. La semi capillarité du papier sulfurisé permettra une humidification constante de la peinture et prolongera donc sa durée de vie. Mais surtout le mélange gardera l’onctuosité obligatoire pour les glacis ultérieurs quand on procèdera aux éclaircissements. Pour ma part, c’est devenu absolument nécessaire.

Le mélangeur à peinture.
Si vous en avez marre de secouer le pot pendant trois heures pour avoir un truc en forme de pâte qui ressemble à de la peinture, voici un petit bricolage bien utile :

Avec un peu de corde à piano et une mini perceuse. On donne une forme à une extrémité avec une pince sans oublier que ladite forme doit rentrer dans le pot !

On met en route et le tour est joué en quelques secondes. Attention aux éclaboussures, stoppez la perceuse avant de sortir l’engin !!!
J’utilise deux pots pour l’eau, un pour l’eau propre (celle qui dilue la peinture) et un pour l’eau sale (celle qui nettoie les pinceaux).

La sous couche noire.
J’ai préféré sous coucher en noir car il y a beaucoup de parties métalliques à faire en brossage à sec. Le surlignage sera également facilité. Inconvénient: la couche de base, ou si vous préférez la première couche de couleur, devra être impeccable et bien dosée. Pas trop épaisse (reliefs et sillons parasites) et pas trop fine (noir en transparence). Un ratio de 1/1 (volume d’eau/volume de peinture) sera correct.
Pour la sous couche noire proprement dite, je préfère une application au pinceau. De la peinture noire mate bien diluée (2:1 ou 3:1). Ça permet de ne pas boucher les reliefs, on en aura besoin. Mieux vaut deux couches fines qu’une seule trop épaisse. Sinon il faut un bon apprentissage de la bombe pour ceux qui préfèrent.

L’éclairage zénithal.
Assimiler ce concept progressivement est certainement l’une des grandes satisfactions de l’amateur de belles peintures.
La couleur c’est de la lumière. Le relief, c’est de la quantité de lumière, de la clarté à certains endroits, de l’ombre à d’autres.
Nous allons donc appliquer ces principes en imaginant en permanence une source de lumière qui vient d’en haut (zénithale). Il ne faudra pas hésiter à exagérer avant de trouver les subtils équilibres entre ombre et clarté. Il va falloir dans un premier temps repérer les zones d’ombre et les endroits où la lumière « accroche ». Ensuite il faudra peindre les zones d’ombre en plus foncé et les zones d’accroche de la lumière en plus clair. nous le ferons en trois couches successives afin d’avoir un ton intermédiaire qui fera la liaison.
Pour mieux repérer ces zones, j’ai modifié les contrastes d’une photo en indiquant en rouge les points de lumière et en bleu les zones d’ombre. Il faudra retenir cela lors de l’application de la peinture.

Il y a des endroits non indiqués comme les bras ou le carquois, mais le principe est le même.
L’ordre d’application des couleurs peut varier. Certains appliquent une couche de base puis ombrent puis éclaircissent. Pour ma part, la couche de base est la plus foncée puis j’éclaircis une fois et encore une fois.
Nous allons commencer par les parties métalliques car le brossage à sec « éclabousse » partout. Nous aurons trois métaux : fer, bronze et or (c’est une nouveauté en biologie cellulaire, les métaux scythes).

Le fer.
Ce sont les peintures Games Workshop qui ont ma faveur en ce moment. Pigments fins, bonne concentration.
En couche de base : Boltgun metal.
Eclaircie 1 : Chainmail.
Eclaircie 2 : Mithril silver.

Le brossage à sec, contrairement à son nom se fait avec de la peinture diluée ! D’ailleurs, d’une manière générale on n’utilise jamais la peinture telle quelle en sortie de pot. Les propriétés de l’acrylique font qu’elle se travaille mieux liquide. C’est une erreur fréquente de travailler avec un substrat trop peu dilué et souvent la raison majeure chez ceux qui disent « rien à faire je n’y arrive pas ! »
Le ratio sera 1:1 pour le brossage à sec, 1:3 voire plus pour l’application directe.

On essuie ensuite le pinceau sur du papier absorbant.

Là encore une erreur fréquente est de ne pas assez enlever de peinture. C’est simple il ne doit rien rester sur le papier. On voit sur cette photo qu’après 5 passages il n’y a presque plus rien. C’est encore trop !

On fait ensuite bien attention à passer les va-et-vient du pinceau perpendiculairement au relief afin de ne pas déposer de pigment dans les creux.

Ensuite vient le tour du premier éclaircissement en se rappelant de la lumière zénithale. Ici, la base est appelée B et le 1er clair C1.
On devine déjà l’accentuation du relief.

Au tour du Mithril silver qui vient en couche finale. A ce niveau on peut soit faire un brossage à sec soit, ce qui est mieux, appliquer directement au pinceau sur les pointes de lumière indiquées par des flèches.
Les dégradés que l’on voit sont bien dûs à la peinture et non pas à des artefacts de photographie !

Le bronze.
Base : Tin Bliz de Games Workshop
Clair 1 : Le bronze de chez Prince August.
Clair 2 : Éventuellement de la couleur or mais il faut y aller mollo sinon miracle, le bronze se transforme en or !

Il faut vraiment y aller doucement avec l’or pour rester dans le ton.
Avec les métaux, la dernière couche doit être minimaliste, en petites touches très fines.

L’or.
Base : Tin Bliz
Clair 1 : Shining gold
Clair 2 : Burnished gold
Avec en arrière plan le joli château de Bran (gros projet futur top secret).

J’ai du anticiper un peu sur le « caparaçon à rondelles » et le peindre avant d’appliquer l’or pour éviter les bavures. J’ai choisi une dominante orangée qui ira bien avec l’or.
Base : Rouge foncé
Clair 1 : Rouge éclairci au orange
Clair 2 : Orange vif.

L’avantage d’éclaircir le rouge au orange est de le rendre plus chaud, plus vibrant. L’éclaircir au blanc le rend rose, ce qui peut être intéressant pour une ambiance « pastel ».
Les principes de lumière zénithale sont là encore maintenus.
il faut faire très attention à travailler les clairs 1 et 2 avec de la peinture très diluée, ratio 1:4 voire plus.

D’ailleurs voici l’allure que prend la palette à partir d’une seule goutte de peinture pour chaque teinte :

Voilà, il reste l’armement, la peau et les chevaux avant d’aborder la cavalerie légère et les harmonies de couleurs.

En attendant on essaie quelques combinaisons un peu osées :

Nous en étions restés à l’armement, la carnation et les chevaux. Pour la peau, on verra avec les Touller. Les visages Museum sont en effet taillés à la serpe et les mains vraiment pataudes. Pour les chevaux on verra aussi plus tard car j’en profiterai pour faire une présentation globale avec la cavalerie légère. Sinon les lances sont sur une base de marron sable (PA 876) éclaircie au sable clair (PA837). Un simple liseré en zénithal plutôt que de faire les veines du bois. D’ailleurs quand on a vu de vraies lances en musée, les hampes sont polies, on ne voit pas les reliefs.
Voici ce que ça donne :

La disposition sur le socle est pensée pour laisser en évidence le travail des caparaçons, donc sur les côtés, et masquer les imperfections à l’intérieur.

Il ne reste plus qu’à attaquer les Touller (les pauvres), et il y a du boulot !
J’aime beaucoup ce que nous fait ce fabricant bien de chez nous. Les figurines sont la plupart du temps très bien proportionnées. Alain est un sculpteur minutieux au réel talent, très proche des sources classiques (Osprey ou WRG entre autres). Les seuls défauts sont d’une part, un gros travail de préparation pour gratter les jointures de moules et autres coulées, et d’autre part, des différences de tailles globales entre piétons et cavaliers (même si le respect des proportions est conservé). Elles demeurent totalement incompatibles avec les Xyston par exemple, magnifiques elles aussi, comme l’a justement souligné Borix.

Alain à la bonne idée de présenter quelques pièces avec le tronc et les jambes séparées ce qui permet d’orienter le buste du tireur à volonté.
Voici ma préférée, l’esquive en tirant !!!

La sous couche sera grise pour la neutralité, le surlignage devra donc être fait en plus, sûrement avec des encres.
C’est l’occasion de tester une nouveauté de chez Prince August comme le rappelait Blaad.

Les cavaliers sont collés sur des cure-dents (je fais partie de ceux qui peignent les bonshommes séparément des chevaux), le produit est passé au pinceau. Les esters sont volatils, il faut aérer le local.

La première impression est excellente, le produit sèche très vite, il est très fluide mais couvrant. Attention, pas de droit à l’erreur en ce qui concerne l’ébarbage ! On notera la magnificence de ce poney des steppes :

Il va falloir aborder maintenant une partie passionnante du travail, la recherche des couleurs et des décorations.
Pour ces dernières on a heureusement des vestiges et des Osprey ! Les bandes de parements ont des points ou ondulations ainsi que des motifs géométriques. Il y a de la documentation, ça devrait aller.

En ce qui concerne la coloration, ça va être l’occasion de présenter un outil et quelques réflexions sur les harmonies de couleur.
Je ne vais pas vous présenter la théorie des couleurs, rassurez-vous ! Ça prendrait un post complet, et des gens bien plus compétents font cela beaucoup mieux sur le net ou dans les livres. En revanche, quelques principes directeurs sont les bienvenus quand on n’a pas l’intuition géniale du coloriste ou son expérience. De plus, c’est une base de réflexion et de recherche qui donne beaucoup de satisfactions lors de sa mise en pratique.

La roue des couleurs.
L’outil en question est une roue des couleurs qui se présente comme suit:

On y retrouve les couleurs primaires (rouge, bleu, jaune) avec diamétralement opposées les complémentaires (vert, orange, violet). Plus on va vers le centre, plus on a de désaturation au blanc, plus on va vers l’extérieur plus on a de désaturation au noir. Le maximum de saturation se situe donc au milieu.
A quoi ça sert ?
En fait, si l’on se réfère à la musique, une harmonie est un ensemble de sons simultanés que la subjectivité (essentiellement occidentale) juge agréables à entendre. L’exemple type est l’accord. Sol, do et mi joués simultanément donnent un accord de do majeur. Une suite d’accords joués dans un certain ordre présentent eux-mêmes une certaine harmonie, accord de do puis fa puis sol pour le blues par exemple. On a également fait le rapprochement entre harmonie musicale et structure des sons en se rendant compte que ceux-ci émettent des fréquences simultanées et que leur combinaison a des propriétés globales utiles pour définir des règles d’utilisation.
Et bien pour la couleur c’est (presque) pareil ! Et la roue en question va nous servir de solfège à peinture !
Il sera question de présence simultanée de couleurs différentes qui vont bien ensemble à partir de principes harmoniques généraux. Il est bien évident qu’il ne s’agit pas d’une règle absolue, encore moins d’obligation !
Considérez plutôt ce qui va suivre comme une source d’inspiration et surtout un prétexte à chercher, explorer.
Dans le même ordre d’idées, certaines armées imposent un choix de couleurs spécifiques. Il est alors évident que les harmonies devront plutôt s’appuyer sur des variations subtiles, en cherchant par exemple une cohérence de saturation.

Schéma de couleurs monochromes.

On utilise des variations d’intensité et de saturation sur une couleur pour donner un effet clair et élégant.

Schéma de couleurs par analogies.

On utilise des couleurs adjacentes sur la roue. Une d’entre elles est dominante, les autres l’enrichissent.
Similaire au monochrome mais avec plus de nuances.

Schéma de couleurs par complémentaires.

On utilise des couleurs opposées sur la roue. Très puissant pour jouer des contrastes.

Schéma de couleurs par complémentaires séparées.

Comme le précédant, en rajoutant des nuances adjacentes à la complémentaire. Plus de nuances.

Schéma de couleurs par triades.

La réunion de trois couleurs forme un triangle équilatéral ou isocèle. Pour ma part c’est la plus utilisée. Très équilibrée, attention aux abus !!!

Schéma de couleurs par tétrades.

Il s’agit d’une harmonie par doubles complémentaires. Difficile à équilibrer mais d’une grande richesse.

À titre d’illustration, je vous propose d’étudier d’un peu plus près quelques exemples auprès d’une référence quasi absolue en la matière : Le très grand Angus McBride. Cet homme avait un génie de la coloration et du rendu d’atmosphère. Regarder de plus près son travail est très instructif.

Il met en évidence la coiffe par une triade qui composée de couleurs désaturées dans le sombre. Efficacité absolue. Une grande complexité des jaunes.

Atmosphère par désaturation au noir. Encore une triade remarquable d’équilibre.

Beaucoup de luminosité. Les rouges sont désaturés au blanc ce qui montre bien que désaturation ne signifie pas absence de lumière. Le blanc est présent ailleurs (dans les bleus et verts) ce qui équilibre l’ensemble.

La petite bande bleue fait contraster les jaunes, eux mêmes harmonisés avec les violets-rouges. De la grande classe. Une puissance incroyable dans une grande sobriété.

Un grand classique bleu-jaune-violet. Le bleu est celui du métal. On peut en mettre dans nos métaux à nous mais attention au dosage…

Bon et bien il ne nous reste plus qu’à s’y mettre… On sera loin de ce très grand monsieur mais son legs nous accompagnera !
Je fais des essais avec la peau. C’est un domaine très difficile ! Surtout après une longue période d’a-peinture…

Quelque chose qui fonctionne pas trop mal :
Une base marron orange (PA 981)

éclaircie au chair claire (PA 928)

avec une dernière touche au chair claire pur sur les deltoïdes, pectoraux, pointe du nez et pommettes :

Il faudra sûrement surligner ensuite avec un wash du genre encre chair ou acajou. L’encrage acajou s’est en effet révélé utile. En plus de surligner les jonctions peau-vêtement cela a permis de fondre les teintes.

Si l’on compte la couche de base + les deux éclaircies + le lavis ça fait quatre applications ce qui fait beaucoup.
On doit pouvoir en rester à la base + lavis + éclaircie en dosant bien cette dernière.
Voici les teintes que j’ai utilisées pour chercher:

De gauche à droite :
Marron orange (PA 981), Chair claire (PA 928), Acajou transparent (PA 828), Tallarn Flesh (GW fondation), Chair de base (PA815), Encre chair (PA Games G93).

L’allure de la palette :

Et du laboratoire :

Vous voyez qu’il y a du tâtonnement et pas de recette miracle.

On passe à la pilosité…
Les Scythes sont décrits comme « blonds » par Hérodote, ce qui correspond assez au type indo-iranien-aryen. On va donc en faire quelques uns.
L’idée est de partir sur une base marron-orange et d’éclaircir légèrement par brossage en beige. Les contrastes forts orange-jaune purs manquent de réalisme et donnent un effet artificiel.
On peut varier en ajoutant du marron-rouge à la base.

En gros plan les éclaircies paraissent grossières et exagérées. C’est voulu. Plus la figurine est petite, plus les surfaces de réverbération ou de réflexion le sont. Il faut donc magnifier l’effet.

Pour les cheveux noirs, la base est en marron foncé avec une pointe de noir, l’éclaircie est un mélange de gris et de beige. On peut également comme ici, bleuter les reflets avec un peu de gris-bleu.

Éclaircir au blanc pur vieillit considérablement le personnage…

Pour la densité de la peinture et les proportions eau/peinture: J’ai essayé de compter les gouttes. Ça ne marche pas (pas avec moi en tout cas). Cela dépend trop des différences de peintures, des marques, couleurs etc. En gros je teste sur la palette humide: crème-yaourt liquide pour la base, sirop-chocolat chaud pour les glacis voire un peu plus liquide. Globalement un pour un ou 2 unités d’eau/une unité de peinture pour la base. De deux à quatre fois plus pour les glacis.

On va pouvoir aborder la mise en couleurs.
J’ai suivi pour l’essentiel ce qu’on trouve dans les publications Osprey et Montvert, sachant que quelques sources comme les instituts historiques Iraniens ou Russes mentionnent l’utilisation de la couleur rouge et les parements d’or pour les nobles ou les castes guerrières. Comme tout le monde allait au combat (jeunes et femmes inclus) ça donne de la marge.
Nous avons donc les teintes suivantes:
Tunique : Rouge, marron, jaune/ocre, bleue, verte, violacée.
Pantalon : idem
Bonnet : essentiellement des cuirs/peaux teintés (jaune, rouge, variations de bruns).

J’ai choisi de jouer sur les contrastes par complémentaires (couleurs diamétralement opposées sur la roue de couleurs), et de privilégier les mêmes saturations par figurine (vivacité de la teinte). Les distinctions tuniques pantalon sont ainsi bien définies et l’harmonisation d’ensemble se fera avec les éclaircissements.
Il y a encore pas mal de tâtonnements mais le rendu global est assez intéressant.

Pour les bleus:

Nous avons un bleu moyen, un autre assez saturé (vif) et un autre désaturé au noir/gris (sombre).

Les oranges et jaunes le sont dans les mêmes proportions. autrement-dit, vif avec vif, sombre avec sombre.
Par sombre, j’entends l’éclat et non pas la teinte foncée ou claire.

Un soin particulier est apporté à l’application de la couche de base, elle sera en effet le support des glacis ultérieurs et doit donc être uniforme. La consistance est crémeuse sans être trop liquide, comme un velouté pas un bouillon !

Idem pour les rouges et verts:

On notera la nouvelle arme en cas d’arc brisé: le lance-pierres de combat…
L’idée générale est la même que pour les autres couleurs en ce qui concerne les choix d’harmonisation (contrastes et saturations).

Un essai monochrome :

Avec les violets:

L’idée est d’avoir de la variété à l’intérieur d’un même schéma de couleurs.

Ici on a un bel exemple de la manière de faire ressortir une teinte (les cheveux) par l’utilisation de la complémentaire (jaune-violet). On remarquera que l’opposition sombre-clair n’est pas forcément plus spectaculaire.

Une fois que toutes les couches de bases sont faites, on peut se donner une idée d’ensemble et chercher les distorsions trop massives ou réfléchir à la manière d’éclairer pour donner une unité.

Ensuite viennent les éclaircies. La peinture doit être aqueuse, vraiment liquide. On essuie le pinceau pour enlever l’excès et éviter que la couche glisse dans les creux. C’est l’étape clé qui détermine la qualité générale.
On n’a pas le choix, il faut s’entrainer sans arrêt pour trouver les bons dosages eau/peinture.
Les figurines de gauche sont éclaircies en rajoutant du bleu clair dans la base, celle de droite avec du blanc cassé. J’utilise très rarement les noirs et blancs purs.

Les rouges peuvent être éclaircis au jaune ou au blanc-jaune pâle. Le résultat est soit de la chaleur orangée, soit une « pastellisation » au rose.

Le jaune est éclairci au jaune clair, avec une toute petite pointe de vert, imperceptible mais efficace.

Les motifs du « lance-pierres » ne conviennent pas, ils seront repris.

Un rouge chaud (à droite) et un autre froid (à gauche) avec des rappels de couleurs de part et d’autres.
L’intérêt est limité j’en conviens mais on a bien le droit de s’amuser un peu non ?

Du violet clair ou du jaune très pâle dans le violet de base conviennent très bien.

Les marrons et ocres sont traités au blanc cassé avec toujours un tout petit peu de jaune ou de rouge pour ne pas les faire verdir.

Voilà ce que donne l’éclairage zénithal. Si on incline une figurine pour voir dessous, il n’y a rien d’autre que la couche de base.

L’allure de la palette. Les couleurs d’éclaircies sont à droite.
Toujours le même principe :
– Couleur de base.
– C1 : Base + un peu de très clair.
– C2 : C1 + un peu plus du même très clair.

Le rendu global n’est pas trop mauvais. Des nuances sans le cirque Barnum.

Et les voilà prêtes pour l’étape finale :
La déco !
C’est bientôt noël, ça tombe bien.

On s’occupera des chevaux ensuite. Gros gros boulot en perspective…

LES CHEVAUX

Les couleurs de base pour un bai marron doré :

Un premier passage. Le noir est en fait du marron foncé avec une pointe de noir. Les chevaux bais ont les bas de jambes noirs.

On rajoute du jaune pour le clair 1 dans les deux couleurs, celle du pelage et celle des crins.

Un peu de jaune dans C1 pour avoir C2.

On termine vite fait les brides et la couverture. Un léger surlignage est fait à l’encre marron.

Les chevaux bais.
Les couleurs de robe vont de marron foncé à doré en passant par des marrons rougeâtres. Bref, toutes les gammes de marron sont utilisables.
Ce qu’on retiendra :
Les poils (crinière + queue) sont toujours noirs ou marron très foncé.
Les bas de jambes sont noirs.
Les balzanes et marques en tête sont possibles et fréquentes.
s’il y a des marques blanches, la peau à proximité est rose et les yeux clairs, sinon la peau et les yeux sont foncés.
Sous les balzanes les sabots sont clairs.

Voici la palette d’essai :

La base est appliquée comme d’habitude, assez diluée. On peut déborder de toutes façons on repassera la sellerie et le harnachement plus tard.
Les couleurs sont claires et manquent de brun pur, on fera une autre série.
Le noir pur est là encore peu utilisé tel quel. Comme le blanc ce sont des teintes extrêmes utilisées pour les assombrissements ou éclaircissements ultimes.

Le premier éclaircissement sert à sculpter les muscles, un peu d’ocre ou de marron sable éclaircit les crinières et queues.

Le deuxième éclaircissement se fait par pointes fines sur les hauts de bosses.
Un peu d’ivoire pour le C2 sur les poils.
Les 1er, 3e et, 4e rendent vraiment bien. Les autres sont un peu jaunes.

On rajoute les balzanes et les marques en tête. Le l’ocre puis de l’ivoire pour éclairer suffisent.
Le rose est un PA 944 (vieux rose) éclairci ensuite.

On commence à avoir une belle gamme.
La sellerie et les lanières sont choisies pour leur contraste bien sur.

Restent les alezans, noirs, gris et blancs. Il y a les « palominos », et « dun » également ainsi que quelques orangés de type « przewalski », on verra plus tard

Les chevaux alezans.
Pour le pelage on a le choix, des bruns, roux, jusqu’au crème.
Les crins ne sont jamais plus foncés mais peuvent être plus clairs.
Balzanes et marques en tête fréquentes.
La peau est foncée sauf près des taches blanches où la dépigmentation peut être rosée.
Les bas des jambes peuvent être plus clairs également que la robe de base.
Quelques exemples :

Voilà, encore un blanc et un noir et on dira que ça va.

On arrive à la fin…
Quelques noirs, un chaud et un froid :

Des essais de blanc. On peut faire mieux mais avec la sellerie terminée ça devrait bien rendre :

Voilà, je termine le harnachement, un exemple de soclage, et hop fin du tuto !

Base = La couleur de base, la première, le rond du dessus.
C1 = la première éclaircie donc la deuxième couche, donc le rond du milieu.
C2 = La deuxième éclaircie. Donc le 3e rond celui du dessous.
Je fais souvent C1 en prenant la couleur de base puis en lui rajoutant du clair. Idem pour C2 à partir de C1.

J’ai cité ceux qui passent une base, puis qui assombrissent et qui éclaircissent ensuite. Pour ma part c’est (presque) toujours base, puis C1 puis C2.

Sinon pour finir, et bien on va socler !
Les voilà qui attendent :

Voici les teintes et de la roche liquide de chez Prince August. A noter que Pébéo en fait aussi (texture au mica) pour bien moins cher… (Vu chez Cultura).

Pour les hautes herbes voici un petit truc. On prend de la filasse ou des herbes de chez les modélistes. On tortille un peu pour amincir le brin. On colle à la cyano au milieu.
On coupe et y’a plus qu’à planter !

La roche liquide est appliquée au pinceau. C’est de l’acrylique on peut donc nettoyer les sabots au pinceau mouillé si on a trop débordé.
On plante les herbes dans le frais.
On attend que ça sèche complètement.

Ensuite, on passe le marron sable en lavis. Ça ne sert à rien ce coup ci d’appliquer une couche trop couvrante. On veut du dépôt dans les creux et de toutes manières on brossera à sec dessus.

Un brossage à sec de marron liège.

Puis de sable clair.

Ensuite vient l’herbe.
Attention à ne pas oublier d’en mettre sous les chevaux et de ne pas mettre les cailloux devant leurs sabots ! Le visuel s’en moque parfois, l’inconscient jamais !

Tout cela est affaire de goût. J’aime bien les socles clairs pas trop chargés.

Voilà la bande :

Dernière chose, une excellente référence :

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César aux portes de Québec, une variante DBA pour la guerre de sept ans par ?

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J’ai retrouvé cet article dans mes archives mais je n’avais aucune mention de l’auteur. Si celui peut se signaler ou si vous le connaissez, n’hésitez pas à me l’indiquer.

INTRODUCTION

Une des raisons possibles du bon  fonctionnement des règles élégamment simples de DBA est leur grand nombre de types de troupes différents, chacun avec ses forces et ses faiblesses.

Les théâtres d’opérations d’outremer de la guerre de sept ans avaient la même variété de types de troupes. De plus, les styles de combat de certains types de troupes du XVIIIéme siècle semblent avoir des équivalents antiques directs. Par exemple, les facteurs des légionnaires romains subissant une charge celte apparaissent très semblables à ceux des réguliers britanniques chargés par des Highlanders quelques 2000 années plus tard.

Les amendements qui suivent essayent de prendre en compte l’importance de l’usure pendant l’ère de la poudre à canon. Ils fonctionnent sur les présupposés suivants:

  1. Le premier round de corps-à-corps comprend aussi le tir à courte portée de l’artillerie et des fusils.
  2. La puissance des réguliers contre d’autres réguliers et d’autres types de troupes dépendait de leur capacité à délivrer des volées à courte portée ou de l’arme blanche.

Comme cette capacité dépendait tellement de la qualité de la troupe, il y a des réguliers de grande, de moyenne et de faible qualité.

TYPES DE TROUPES

Les types de troupes ci-dessous utilisent les facteurs de mouvement, de combat et de situation tactique donnés à leurs équivalents antiques dans DBA ( ou dans le cas d’un type de troupe , les facteurs des “Hordes”).

J’ai aussi inclus des types de troupes du théâtre européen pour être exhaustif et comme point de départ pour ceux qui souhaiteraient développer cette période.

Réguliers – Infanterie en ordre serré; le gros des réguliers entraînés. Peut-être des troupes de qualité supérieure, par exemple des grenadiers ou les régiments britanniques aux Indes ou de qualité inférieure comme les bataillons de cipayes des princes indiens ou des recrues régulières européennes = Lames (Bd)

Infanterie légère – Milice canadienne, compagnies franches de la Marine, Highlanders gouvernementaux, milice provinciale (américaine) = Auxilia (Ax)

Tirailleurs – Amérindiens, coureurs de bois, rangers, infanterie légère britannique, Jägers, Grenzers, Jezzailchis mercenaires = Psiloi (Ps)

Guerriers – Highlanders rebelles de 1745-1746, Ghazis = Guerriers (Wb)

Colons – Civils armés qui ne sont pas organisés en unités de milice = Domestiques de camp (CF)

Levée – Bandes d’infanterie des princes indiens = Horde (Hd)

Cavalerie lourde – Cuirassiers, dragons lourds = Chevaliers (Kn)

Cavalerie – Dragons légers, hussards, cavalerie indienne en ordre lâche = Cavalerie (Cv)

Cavaliers légers – cavalerie indienne d’escarmouche, Cosaques; Facteurs de combat +2 contre les troupes à pied, +1 contre les troupes montées = Cavalerie légère (LH)

Éléphants :avec capacité de tir des troupes à pied s’ils ont des canons montés dans des nacelles = Éléphants (El)

Artillerie

  1. Artillerie lourde:pièces de siège et pièces lourdes indiennes. Portée maximale 1200p, portée longue 700p.
  2. Artillerie de campagne:pièces de campagne européennes. Portée maximale 800p, portée longue 500p. peut tirer pendant son propre bond et celui de l’adversaire, mais elle doit atteler pour se déplacer et elle ne peut pas tirer quand elle est attelée. Peut exécuter 2 des actions suivantes dans son propore bond:atteler, se déplacer, dételer, tirer.
  3. Roquettes indiennes:facteurs de combat +2 contre les troupes à pied, +3 contre les troupes montées. Portée 600p ( pas de longue portée). Se déplacent comme les Chameaux, peuvent tirer comme II) ci-dessus = artillerie (Art)

TIR DES TROUPES A PIED

Les troupes à pied, à l’exception des Guerriers et de la Levée, peuvent initier le combat à 200p, facteur de combat pour tous = +2.

COMBAT

Les Tirailleurs ne peuvent pas soutenir les Réguliers de l’arrière.

Un élément de Réguliers peut soutenir des Réguliers (+1) par derrière en combat rapproché, sauf pour l’attaque d’ouvrages de campagne.

Un élément directement derrière la cible d’une pièce d’Artillerie doit aussi lancer le dé comme cible sauf s’il s’agit de Tirailleurs.

Un élément à pied à distance de tir peut échanger des tirs avec de l’Artillerie ( facteur de combat +2) ou peut subir le tir et utiliser son facteur de combat rapproché, auquel cas l’Artillerie ignore tous les effets contraires.

FACTEURS DE COMBAT SUPPLÉMENTAIRES

Par résultat de recul ou de fuite subi par l’élément – 1
Ayant contacté de l’Artillerie de campagne cette période – 1
L’élément est la cible de l’Artillerie à longue portée + 2
Élément à pied ou Artillerie défendant des ouvrages de campagne, sauf sous le feu de l’Artillerie lourde + 2
Amérindiens en terrain difficile + 1
Amérindiens à découvert ou attaquant des ouvrages de campagne –  1
Réguliers de grande qualité (S) en combat rapproché + 1
Réguliers de faible qualité (I) en combat rapproché – 1
Cuirassiers en combat rapproché contre une autre Cavalerie lourde + 1

RÉSULTATS DES COMBATS

Les troupes qui ont fui ou qui ont reculé comptent -1 à tous les jets de dé suivants pour chacun de ces résultats. Les éléments accumulant 5 ( ou 3 pour une partie plus rapide) modificateurs sont détruits.

Les troupes sous le feu de troupes à pied et obtenant un score inférieur à celui de leurs adversaires reculent, même si leur score est inférieur à la moitié du score adverse.

L’Artillerie qui recule doit atteler pour ce faire et ne peut pas tirer jusqu’à ce qu’elle soit dételée.

Les Colons qui fuient sont capturés par des Européens, détruits par des Amérindiens.

Les Tirailleurs non-européens et la Levée fuient s’ils obtiennent un score inférieur à l’artillerie.

Les troupes combattant pour franchir des ouvrages de campagne dont l’adversaire recule, fuit ou est détruit peuvent poursuivre dans les défenses.

OPTIONS

Les utilisateurs de carabines rayées américaines ou de jezzails peuvent engager le combat à 300p.

L’idée que les généraux du XVIIIème siècle puissent conduire une garde du corps personnelle dans la mêlée ne convient réellement pas à la période. Permettre aux Généraux de se déplacer d’un élément à l’autre, en utilisant le mouvement de la Cavalerie légère et en comptant comme une cible:Cavalerie légère pour le tir. Si l’ennemi le contacte alors qu’il n’est pas avec un élément ami ou quand il est avec un élément qui est détruit, le Général est perdu.

Pour de grosses batailles, ignorer le premier facteur tactique supplémentaire  ci-dessus.

A la place, compter chaque retraite ou chaque fuite d’un élément dans un corps comme 2 points de fatigue (fp) et chaque élément détruit comme 4 fp.

En combat, tous les éléments du corps subissent un malus égal au total des fp accumulés divisé par le nombre d’éléments restant, arrondi à l’entier inférieur.

SUGGESTIONS DE LISTES D’ARMÉES

Britanniques aux Indes

  • 2 Réguliers britanniques (grande qualité)
  • 6 réguliers cipayes
  • 2 Cavalerie indigène (Cavalerie)
  • 2 Artillerie de campagne

Mysore

  • 1 Éléphant
  • 3 Silhadars (Cavalerie)
  • 3 Risalas (Réguliers inférieurs)
  • 2 Levée
  • 1 Artillerie lourde
  • 1 Roquettes
  • 1 Artillerie lourde / Réguliers français / Cavalerie française / Ghazis

Britanniques au Canada

  • 5 Réguliers
  • 1 Highlanders gouvernementaux          
  • 1 Milice provinciale
  • 1 Rangers
  • 1 Infanterie légère  
  • 1 Amérindiens
  • 2 Artillerie de campagne

Français au Canada

  • 4 Réguliers
  • 1 Compagnies franches de la Marine
  • 2 Milice canadienne
  • 1 Coureurs des bois
  • 3 Amérindiens
  • 1 Artillerie de campagne

Bataille au cours du siège de Cuddalore (1783). Dessin de Richard Simkin (1890)

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Les principales batailles de la période Sengoku, par David Coulon et Fred Devaux

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Batailles Dates Adversaire 1 Adversaire 2 Vainqueur
OKEHAZAMA 22 Juin 1560 Imagawa Yoshimoto

25.000 hommes

Oda Nobunaga

3.000 hommes

Oda Nobunaga
4e KAWANAKAJIMA 10 Septembre 1561 Uesugi Kenshin

15.000 hommes

Takeda Shingen

20.000 hommes

Takeda Shingen
CHATEAU TODA 17 Avril 1565 Le clan Amako12.000 hommes Le clan Mori

26.000 hommes

Match Nul
ANEGAWA 22 Juillet 1570 Asakura Yoshikage

18.000 hommes

Oda Nobunaga et Tokugawa Ieyasu

23.000 hommes

Oda Nobunaga
MIKATA-GA-HARA 22 Décembre 1572 Takeda Shingen

27.000 hommes

Tokugawa Ieyasu

11.000 hommes

Takeda Shingen
NAGASHINO 29 Juin 1575 Katsuyori

15.000 hommes

Oda Nobunaga

32.000 hommes

Oda Nobunaga
MIMIGAWA 11 Novembre 1578 Otomo Sorin

50.000 hommes

Shimazu Yoshihisa

3.000 hommes

Shimazu Yoshihisa
YAMAZAKI 13 Juin 1582 Hideyoshi

32.000 hommes

Akechi

16.000 hommes

Hideyoshi
SHIZUGATAKE 20-21 Avril 1583 Hideyoshi

10.000 hommes

Shibata Hideyoshi
NAGAKUTE 17 mai 1584 Tokugawa Ieyasu

10.000 hommes

Ikeda9.000 hommes Tokugawa Ieyasu
PONT D’HITODORI 17 Novembre 1585 Date Masamune

7.000 hommes

Hatakeyama et alliés

30.000 hommes

Date Masamune
SURIAGEHARA 5 Juin 1589 Date Masamune

23.000 hommes

Ashina

16.000 hommes

Date Masamune
CH’UNGJU 27 Avril 1592 Konishi

15.500 hommes

Shin-Nip (Corée)

16.000

Konishi
SEKIGAHARA 21 Octobre 1600 Tokugawa Ieyasu

75.000 hommes

Ishida Mitsunari60.000 hommes Tokugawa Ieyasu
DOMYOJI 6 Mai 1615 Goto Mototsugu

2.800 hommes

Date Masamune

23.000 hommes

Date Masamune
TENNOJI 7 Mai 1615 Tokugawa Ieyasu

155.000 hommes

Hideyori

74.000 hommes

Tokugawa Ieyasu
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Les spécificités de la guerre au XVIII ème siècle, par Gilles Boué

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Bataille de Fontenoy de Henri Félix Emmanuel Philippoteaux (1815-1884, France)

Les réflexions qui suivent n’ont aucunement valeur absolue mais sont les prolégomènes nécessaires selon moi, à toute approche de la guerre au 18ème siècle. Ces réflexions s’organisent autour d’une problématique simple ; comment distinguer la guerre au 18ème siècle de la période napoléonienne ? Pour y répondre, j’étudierai tout d’abord la structure du commandement supérieur puis les trois armes.

Le commandement des armées au 18ème siècle est le fait de deux groupes socialement distincts : noblesse de Cour et noblesse d’épée (voire noblesse de cloche). La direction stratégique des armées est le fait du souverain, quand celui ci montre des aptitudes, il commande en campagne (Frédéric II de Prusse en est le plus fameux exemple) sinon, on assiste à la direction de la campagne par la Cour avec des lettres du souverain aux Maréchaux commandant sur place. Cette stratégie de Cour sera dénoncée comme une des principales fautes de conduite de la stratégie française pendant la « Guerre de 7 ans « .  Quand le Roy de France est aux armées , les ordres sont donnés en son nom mais il ne fait que suivre l’avis du Maréchal commandant ou des officiers supérieurs . A Fontenoy, Louis XV se fera remarquer par sa prudence et y gagnera le surnom de « Louis Du Moulin » après s’être mis à l’abri devant l’avancée de la colonne de Cumberland derrière un moulin.  Depuis la défaite d’Oudenaarde en 1706, les princes de sang ne sont plus bien vus aux armées alors que chez les Autrichiens ou les Prussiens les familles régnantes fournissent des officiers efficaces ou tout du moins obéissants  .  En France, le Ministre de la guerre joue un rôle clef dans les décisions touchant l’administration des troupes et leur ravitaillement, il se mêle aussi par le biais de la correspondance des affaires purement opérationnelles, créant ainsi un niveau supplémentaire de perplexité pour le commandement opératif. Toujours à Versailles sous le Bien Aimé, ses maîtresses se mêlaient plus que nécessaire des affaires du royaume et le Maréchal de Soubise fut  vécu par l’armée comme le jouet de Mme de Pompadour. Les courriers de la Cour, du Conseil d’en haut, du Ministre utilisaient à plein les services du secrétariat aux dépêches. La série « Mémoires et correspondances » Ancien Régime du SHAT est particulièrement riche de ces missives croisées entre Versailles et les armées.

 Chez les Habsbourg, c’est le « conseil Aulique » qui prend les décisions en présence du souverain, ce conseil est formé des Maréchaux et de hauts dignitaires civils. Au niveau opératif, ce sont les Maréchaux ou Généraux qui dirigent les opérations conformément à la stratégie définie dans les chancelleries. Ce décalage, lié à la lenteur des communications et à la méconnaissance des réalités du terrain, est un des traits principaux de la conduite des guerres à l’époque moderne.

Maréchal de Saxe (1696-1750) par Quentin de La Tour vers 1748, Musée de la Vie Romantique, Paris

Les Maréchaux issus pour la plupart, de la noblesse de cour, sont plus souvent que l’on veut bien le croire des officiers blanchis sous le harnais qui connaissent le métier mais qui servent avant tout leurs intérêts vis à vis du Souverain. Pour des  officiers efficaces comme le Maréchal de Saxe ou Loudon, on a beaucoup d’incompétents de bonne volonté mais de capacités médiocres. La principale faiblesse dans la conduite des opérations esT l’absence d’un corps d’Etat Major permanent, entraîné et formé.  Cela se traduit par une lenteur extrême dans la transmission des ordres en campagne et sur le champ de bataille. Le corps des officiers se caractérise par son courage certain et son ignorance. La promotion se fait à l’ancienneté ou par choix du Souverain  mais cela ne suffit pas, il faut encore acheter sa charge d’officier  et surtout l’unité qui va avec. D’où le nombre important d’officiers « à la suite », qui possèdent le grade mais pas la charge attenante. Cette façon de faire renforcera le sentiment d’injustices des officiers servant réellement vis à vis des officiers par naissance dont les parents riches courtisans achètent charges et unités à leur progéniture. De nombreux Majors et Lieutenant- Colonels n’atteindront jamais les responsabilités que leurs talents et leur courage leur laissaient seulement entrevoir. En France, d’après les travaux d’André Corvisier et de Jean Chagnot, le prix moyen d’une compagnie est de 5 à 7000 £ pour un régiment sans prestige et il n’y a pas de limite supérieure pour acheter les Gardes Françaises (plusieurs millions de £) petit rappel, on estime qu’une journée de travail d’un ouvrier parisien est payée 1 £ . Vous trouverez chez Christopher Duffy, tous les renseignements nécessaires concernant les Prussiens et les A.

Prussian Infantry attacking in lines during the Battle of Hohenfriedberg.(Nach einem Gemälde von Röchling, aus:Svensen, Konungarnas tidehvarf, Norrköping 1913)

L’Infanterie, reine des batailles et cheville ouvrière des armées du 18ème siècle représente la majorité des troupes. Ce qui distingue ces unités c’est le fait que cette époque est celle des armées professionnelles, c’est la révolution qui introduira définitivement (loi Jourdan de 1798) la conscription au nom du principe de l’égalité. Les soldats sont donc des volontaires à l’exception des milices et autres yeomanry ou Kreis , dans lesquels servent des soldats tirés au sort suivant des règlements précis. Le plus souvent, ces unités de milice ne peuvent servir que sur le territoire ou dans les garnisons, l’exception du service en campagne n’est acceptable que dans le cas de défaites qui  réduisent l’armée réglée à la portion congrue : ex : création des grenadiers royaux à partir des compagnies de grenadiers de milice en France pendant la WAS, incorporation des régiments de garnison dans les armées de campagne après 1758 en Prusse, les levées hongroises de 1744 etc.. Les unités d’infanterie sont de taille variable ; plus de 1500 hommes par régiment au début des campagnes jusqu’à plus rien du tout : d’où la célèbre anecdote (apocryphe probablement) du régiment « Agenois » réduit à un seul homme revenu de la « Guerre de 7 ans » qui défila  seul devant le Roy pendant trois ans.  Les régiments sont divisés en bataillons qui sont plus des entités administratives que des unités de combat. La marche se fait en colonne et la bataille se donne en ligne. Il faut bien comprendre que si à partir de 1760 se lance le grand et long débat sur l’ordre profond et mince (Folard, De Saxe et Guibert), c’est d’abord une vue théorique de la guerre. La « colonne »  anglaise de Fontenoy n’a jamais livré son secret. Le puissance de l’infanterie réside dans deux caractéristiques : délivrer le feu le plus fourni et le plus longtemps possible et l’improbable passage des lignes que ce soit vers l’avant ou plus difficile encore vers l’arrière. Les Prussiens et leur règlement mécanique semblent avoir été les seuls (et pas toujours avec succès) à réussir ces tours de force, ils étaient réputés pour  pouvoir soutenir une cadence de feu inégalée en tirant « à la seringue » c’est à dire à la hanche sans viser , droit devant soi. Le système de feu des Anglais par peloton n’était que l’adaptation progressive des techniques de feu des Hollandais, reprises par les Suédois de Charles XII puis par les Hanovriens. Les manœuvres complexes des bataillons, les combats de tirailleurs ne sont pas de cette époque.  Hormis peut être pour ces derniers sur les théâtres lointains comme les « quelques arpents de neige » du nouveau monde.

Trompète, Régiment de cavalerie Chabrillant, France 1745, Rousselot

La cavalerie, arme noble par excellence ne connaît pas de révolution fondamentale au 18ème siècle. La WSS a vu le développement des Hussards et des Dragons pour la « petite guerre », on charge toujours plus ou moins bien et avec des résultats plus ou moins efficaces, la cavalerie anglaise a bonne réputation mais est peu nombreuse, la cavalerie prussienne à partir de 1750 est excellente mais est régulièrement mise en échec par la nombreuse cavalerie autrichienne quant à nos « maîtres », ils se caractérisent par une belle inconstance, capacité remarquée et remarquable  de subir des pertes sans broncher et charges molles ou mal à propos (Minden). La cavalerie se divise toujours en catégories identifiables par des uniformes plus ou moins flamboyants : Cuirassiers chez les Prussiens, Autrichiens et autres principautés d’Europe centrale, cavalerie de ligne (avec ou sans plastron) et Dragons (qui perdent souvent leur rôle de fantassins montés) puis les Hussards chargés de la « petite guerre ».  Si les Français se distinguent au niveau de la cavalerie c’est par l’audace de nos troupes légères, compagnies franches mixtes de fantassins et Dragons ou Chasseurs (relire  Sapin Lignières).

L’artillerie est l’arme savante pas toujours distincte du génie. Ce qui la caractérise c’est un corps d’officiers extrêmement pointu aidé de bas officiers formés au pointage et au tir. Les simples servants sont suivant les pays soient des soldats spécialisés (Royal artillerie en France) soit des simples soldats d’infanterie aidant à la manœuvre et aux tâches les moins techniques (transport des munitions et mise en place des pièces : Autriche entre autres). Les pièces de canon ne seront standardisées que dans le dernier tiers du 18ème siècle . La véritable révolution des systèmes Vallières et Gribeauval tient plus dans l’utilisation de nouveaux alliages de bronze et de techniques de fonte plus performantes ( utilisation du charbon)  permettant des pièces plus légères que dans une standardisation qui était déjà dans l’air depuis les premiers mousquets. Donc, les pièces sont lourdes, difficilement manœuvrables sur un champ de bataille. L’artillerie volante de Frédéric II est une véritable innovation appelée par le Maréchal de Saxe dans ses « Rêveries ». Le rôle de l’artillerie est d’appuyer les attaques générales en les préparant  (Kunersdorf) ou de défendre des points importants du champ de bataille (Fontenoy). L’artilleur recherche l’enfilade des longues lignes déployées (Minden) par des batteries regroupées pour la circonstance. Le canon est d’abord l’arme des sièges.

Photo extraite d’une partie de Koenig Krieg jouée au club « Devon Wargames Group » en 2013

Pour un joueur de jeux de simulation, l’erreur serait d’essayer d’utiliser ses troupes dans une optique interarmes trop napoléonienne. Ce qui montrera la qualité d’une règle c’est justement la difficulté à arriver à cette coopération anachronique. Cependant, a contrario, c’est justement l’utilisation combinée des forces qui permettra les plus belles victoires.

Gilles Boué

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Les drapeaux autrichiens de la Guerre de 7 ans par Frédéric Aubert

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Une série de planches créée par Frédéric Aubert.

Pour un plus grand format : clic droit puis « ouvrir le lien dans un nouvel onglet » puis à  nouveau clic droit pour agrandir l’image.

 

 

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Organisation des armées Piémontaises Période 1792-1796, par « Le Morpion »

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Infanterie

Régiments d’ordonnance nationale (avec numéro d’ordre):

· 1- Régiment des Gardes, 2 bat.
· 2- Régiment de Savoie, 2 bat.
· 3- Régiment de Montferrat, 2 bat.
· 4- Régiment de Piémont, 2 bat.
· 5- Régiment de Saluces, 2 bat.
· 6- Régiment d’Aoste, 2 bat.
· 7- Régiment de la Marine, 2 bat.
· 8- Régiment de Chablais, 2 bat.
· 9- Régiment de la Reine, 2 bat.
· 10- Régiment de Sardaigne, 2 bat.
· 11-Régiment de Lombardie, 2 bat.

Régiments d’ordonnance provinciale (avec numéro d’ordre) :

· 1- Régiment de Genevois, 2 bat.
· 2- Régiment de Maurienne, 2 bat.
· 3- Régiment d’Ivrée, 2 bat.
· 4- Régiment de Turin, 2 bat.
· 5- Régiment de Nice, 2 bat.
· 6- Régiment de Mondovi, 2 bat.
· 7- Régiment de Verceil, 2 bat.
· 8- Régiment d’Asti, 2 bat.
· 9- Régiment de Pignerol, 2 bat.
· 10- Régiment de Casal, 2 bat.
· 11- Régiment de Novare, 2 bat.
· 12- Régiment de Tortogne, 2 bat.
· 13- Régiment de Suse, 2 bat.
· 14- Régiment d’Acqui, 2 bat.

Régiments d’ordonnance étrangère (avec numéro d’ordre) :

· 1- Royal-Allemand (Lutren), 2 bat
· 2- Suisse-Valaisan (Courten), 2 bat
· 3- Suisse-Bernois (Rockmondet), 2 bat
· 4- Suisse-Grison (Christ), 2 bat

entre 1792 et 1793, création des unités suivantes :

· Régiment suisse de Schmidt, 1 bat.
· Régiment suisse de Zimmerman, 2 bat.
· Régiment suisse de Bachmann, 2 bat.
· Régiment suisse de Peyer-ein-hoff, 2 bat.

· La Légion des campements comprenant :

· Grenadiers du Roi, 2 bat.
· Pionniers, 2 bat.

· Régiment d’Oneille, constitué de la compagnie d’élite des régiments de la Marine, 2 bat.
(rem : on rencontre parfois l‘orthographe irlandaise « O’Neil » mais en fait Oneille correspond à l’orthographe francisée de Oneglia, ville piémontaise)

· Chasseurs carabiniers de Canale, 1 bat.

Formation de 9 bataillons de Grenadiers réunis à partir des compagnies des régiments d’infanterie

· 1er Bataillon : Comp. des Gardes, d’Asti, de Casale
· 2ème Bataillon : Comp. de Savoie, de Marine, de Turin
· 3ème Bataillon : Comp. de Novare, Suse, de Saluces
· 4ème Bataillon : Comp. d’Aoste, de Courten, de Mondovi
· 5ème Bataillon : Comp. de Montferrat, de Piémont, de Rockmondet,
· 6ème Bataillon : Comp. de Royal Allemand, de Chablais, de Genevois
· 7ème Bataillon : Comp. de Maurienne, d’Ivrée, de Pignerol
· 8ème Bataillon : Comp. de Nice, de la Reine, de Sardaigne
· 9ème Bataillon : Comp. de Christ, de Lombardie, d’Acqui

Formation de 2 bataillons de chasseurs réunis :

· 1er Bataillon : Comp. des Gardes, de Saluces, d’Aoste, de Courten, de la Reine, de Christ, de Sardaigne, de Lombardie
· 2ème Bataillon : Comp. de Montferrat, de Piémont, de Royal-Allemand, de la Marine, de Savoie, de Chablais.

entre 1793 et 1794, création des unités suivantes :

· Régiment suisse de Schmidt, passe à 2 bataillons

· 11ème Bataillon de Grenadiers : Comp. de Zimmerman, de Bachmann, de Peyer-ein-hoff
(où est passé le 10ème ? ? ?, peut être les grenadiers du roi ? ? ?)

· les compagnies de chasseurs des régiments provinciaux

· les Chasseurs de Bonnaud

· les Chasseurs de Piano

· les Chasseurs de Martin Montu-Beccaria

· les Chasseurs niçois de Radicati (2 bataillons)

· Corps franc de Pandini

· Compagnie de la Rocque

enfin, entre 1794 et 1795 :

· Compagnie de chasseurs du régiment d’Oneille

· Réunion de tous les corps francs en une troupe de 10 compagnies.

Milices

Centuries de milices selon les province (une centurie amène 100 hommes de troupe sauf aux endroits précisés)

Acqui, 20 centuries
Alba, 20 centuries
Alexandrie, 14 centuries
Aoste, 10 centuries
Biella, 7 centuries
Casale, 15 centuries
Possano, 4 centuries
Fenestrelles, 14 centuries à 840 hommes au total
Ivrée, 20 centuries
Loano, 9 centuries font 558 hommes
Mondovi, 40 centuries
Mortora, 12 centuries
Novare, 14 centuries
Arona, 1 centurie
Oneille, 42 centuries font 2604 hommes
Pignerol, 14 centuries
Valdesi, 25 centuries font 1500 hommes
Saluces, 20 centuries
Savigliano, 5 centuries
Suse, 10 centuries
Tortone, 29 centuries
Valenza, 4 centuries
Verceil, 12 centuries

Cavalerie

Dragons :

· Dragons du Roi, 4 esc.
· Dragons de Piémont, 4 esc.
· Dragons de Sardaigne, 4 esc.
· Dragons de la Reine, 4 esc.
· Dragons de Chablais, 4 esc.

Cavalerie :

· Chevau-légers de Sa Majesté, 4 esc.
· Royal-Piémont, 4 esc.
· Aoste Cavalerie, 4 esc.
· Savoie Cavalerie, 4 esc.

Artillerie et Génie

· 4 Bataillons d’artillerie,
· 1 Compagnie d’ouvriers et de mineurs,
· 2 Bataillons de Génie

Maison du Roi et divers

· Gardes suisses
· Gardes à pied
· Dragon de la Chasse
· Gardes du Corps (3 compagnies)

et
· Compagnie franche
puis, 1792-1793 : se divise en
· Compagnie nationale
· Compagnie française

· Compagnie d’élite des équipages de la Marine
devient en 1792-1793 le régiment d’Oneille

· Compagnie d’invalides

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Le protocole d’évaluation des règles, par Thierry Rouillard

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Note : Thierry a rédigé un protocole d’évaluation des règles de jeu d’Histoire napoléonien particulièrement intéressant.

Les Types de règles

Micro-Tactique : L’unité est inférieure à la compagnie (40 ou 60 h.), les ordres sont au bataillon ou au demi-bataillon.
Tactique : L’unité est la compagnie (100 ou 120 h.), les ordres sont au bataillon.
Grand-Tactique : L’unité est le bataillon, les ordres sont à la brigade.
Semi-Stratégique : L’unité est la brigade, les ordres sont à la division ou au corps.
Stratégique : L’unité est la division, les ordres sont au corps ou à l’armée.

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Quelle règle est-ce ?

Nom de la règle, auteurs, date d’apparition.
À quel objectif ou besoin répond cette règle ? (tournoi, reconstitution, initiation)
Quelle est l’échelle de la règle ? (de micro-tactique à stratégique)
Quelle masse d’hommes et figurines est jouable aisément par un seul joueur ?
Quelle est la durée de « prise en main » ? (il va sans dire qu’une règle très tactique demande plus de temps pour être lue et comprise)
Quelle est la difficulté de la « prise en main » ?
Quel est le volume du « cœur » de la règle ? (en excluant les listes, les annexes, etc…)
Combien de tableaux sont nécessaires à la résolution des combats ?

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Questions pratiques

La règle est-elle accessible ? (disponibilité, commercialisation et langue)
La règle nécessite t-elle du matériel particulier ? (dés différents, marqueurs)

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Questions sur le jeu

Quel est le point de rupture ? la taille d’un élément motivant, une défaite ou une victoire ?
Quel est l’élément déterminant ? le placement, le combat ou le moral ?
La séquence de jeu est-elle cohérente ? (durée, nombre d’actions envisagées)

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Questions historiques

L’échelle de réduction choisie est-elle respectée ?
Les résultats des combats sont-ils historiques ?
Les formations propres à la période sont-elles respectées ?

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Questions subjectives et esthétiques

La règle permet-elle de représenter la variété des uniformes de l’époque ?
Le réalisme du décor et des figurines est-il perturbé par des éléments de jeu ?
La règle nécessite-t-elle une initiation et le recours à un référent pour l’expliquer ?

Protocole d’évaluation d’une règle (tableau)

Il vaut mieux jouer à deux avec une mauvaise règle que tout seul avec une bonne !

 

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