La bataille de Salamanque 22 juillet 1812 : ordre de bataille, par Sir John Fortescue.

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Armée du Portugal : Maréchal Marmont, duc de Raguse

Division Foy
Brigade Chemineau : 6th Légère (573/518) / 69th Ligne (733/725)
Brigade Desgravier : 39th Ligne (525/442) / 76th Ligne (700/707)
3rd Artillery company

Division Clausel (Second Senior Divisional Commander)
Brigade Berlier : 25th Légère (525/510/504) / 27th Ligne (848/829)
Brigade Barbot : 50th Ligne (602/571/369) / 59th Ligne (840/728)
3rd Artillery company

Division Ferey
Brigade Menne : 31st Légère (777/606) / 26th Line (592/574)
Brigade ? : 47th Line (631/510/521) / 70th Ligne (505/645)
4th Artillery company

Division Sarrut
Brigade Fririon : 2nd Légère (658/596/586) / 26th Ligne (681/480/478)
Brigade ? : 4th Légère (473/383/426)
4th Artillery Company

Division Maucune
Brigade d’Arnauld : 15th Ligne (546/544/577) / 66th Ligne (558/611)
Brigade Montfort : 82nd Ligne (473/534) / 86th Ligne (633/562)
Artillery company

Division Brennier (Senior Divisional Commmander)
Brigade Taupin : 17th Légère (562/531) / 65th Ligne (659/645/37/245)
Brigade ? : 4th Étranger (88) / 22nd Ligne (518/520/509)
3rd Artillery company

Division Thomières
Brigade Bonte : 1st Ligne (584/460/230/472) / 62nd Ligne (533/504/61)
Brigade ? : 101st Ligne (483/461/477)
3rd Artillery company

Division Bonnet
Brigade Gautier : 118th Ligne (516/536/566) / 119th Ligne (423/444/440)
Brigade ? : 120th Ligne (603/582/615) / 122nd Ligne (570/546/507)
1st Artillery company

Division Curto
Brigade ? : 3rd Hussars (248) / 22nd Chasseurs (253) / 26th Chasseurs (294) / 28th Chasseurs (94)
Brigade ? : 13th Chasseurs (516) / 14th chasseurs (322) / March squadron (152)

Division Boyer
Brigade Carrie : 6th Dragons (395) / 11th Dragons (430)
Brigade ? : 19th Dragons (343) / 25th Dragons (332)
Horse artillery

Reserve Artillery

Total artillery : 7 – 12 pdr / 21 – 8 pdr / 36 – 4 pdr / 1 – 3 pdr / 13 – howitzer (78 guns)

Anglo-Portuguese Army : Sir Arthur Wellesley, duke of Wellington

Cavalry Division : Lord Stapleton Cotton
Brigade Le Marchand : 3rd Dragoons (339) / 4th Dragoons (358) / 5th Dragoons Guards (325)
Brigade G. Anson : 11th Light Dragoons (391) / 12th Light Dragoons (340) / 16th Light Dragoons (273)
Brigade V. Alten : 14th Light Dragoons (347) / 1st KGL Hussars (399)
Brigade Bock : 1st KGL Dragoons (364) / 2nd KGL Dragoons (407)
Birgade d’Urban : 1st , 11th Portuguese Dragoons (482)

First Division : H. Campbell
Brigade Fermor : 1st Coldstream Guard (954) / 1st Third Guard (961) / 1 co 5/60th (57)
Brigade Wheatley : 2/24th Foot (421) / 1/42nd Royal Highland (1079) / 2/58th Foot (400) / 1/79th Foot (674) / 1 co 5/60th (54)
Brogade Lowe : 1st Line KGL (641) / 2nd Line KGL (627) / 5th Line KGL (555)

Third Division : Pakenham
Brigade Wallace : 1/45th Foot (442) / 74th Foot (443) / 1/88th Foot (663) / 3 co 5/60th (254)
Brigade J. Campbell : 1/5th Foot (902) / 2/5th Foot (308) / 2/83rd Foot (319) / 94th Foot (347)
Brigade Power (portuguese) : 9th Line / 21st Line / 12th Cacadores (2197)

Fourth Division : Lowry Cole
Brigade W. Anson : 3/27th Foot (633) / 1/40th Foot (582) / 1 co 5/60th (46)
Brigade Ellis : 1/7th Royal Fuziliers (495) / 1/23rd Welsh Fuziliers (446) / 1/48th Foot (426) / 1 co Oels (54)
Brigade Stubb (portuguese) : 11th Ligne / 23rd Ligne / 7th Cacadores (2554)

Fifth Division : Leith
Brigade Greville : 3/1st Foot (761) / 1/9th Foot (666) / 1/38th Foot (800) / 2/38th Foot (301) / 1 co Oel (78)
Brigade Pringle : 1/4th Foot (457) / 2/4th Foot (654) / 2/30th Foot (349) / 2/44th Foot (251) / 1 co Oel (69)
Brigade Spry (portuguese) : 3rd Ligne / 15th Line / 8th Cacadores (2305)

Sixth Division : Clinton
Brigade Hulse : 1/11th Foot (516) / 2/53rd Foot (341) / 1 61st Foot (546) / 1 co 5/60th (61)
Brigade Hinde : 2nd Foot (408) / 1/32nd Foot (609) / 1/36th Foot (429)
Brigade Rezende (portuguese) : 8th Ligne / 12th Ligne / 9th Cacadores (2631)

Seventh Division : Hope
Brigade Halkett : 1st Light KGL (569) / 2nd Light KGL (494) / 9 co Oels (596)
Brigade De Bernewitz : 51st Foot (308) / 68th Foot (338) / Chasseurs Britaniques (713)
Brigade Collins (portuguese) : 7th Ligne / 19th Ligne / 2nd Cacadores (2168)

Light Division : Chas. Alten
Brigade Barnard : 1/43rd Foot (748) / 95th Rifle (392) / 1st Cacadores (500)
Brigade Vandeleur : 1/52nd Foot (799) / 95th Rifle (542) / 3rd Cacadores (500)

Independent Portuguese brigades
Brigade Pack : 1st Ligne / 16th Ligne / 4th Cacadores (2605)
Brigade Bradford : 13th Ligne / 14th Ligne / 5th Cacadores (1894)

Spanish Division : Carlos de Espana
2nd of Princesa / Tiradores di Castilla / 2nd of Jaen / 3/1st Seville / Cacadores de Castilla / Lanceros di Castilla (3360)

Artillery
Royal Horse Artillery (Ross, Mac Donald, Bull)
Field Artillery (Lawson, Gardiner, Greene, Douglas, May, Sympher (KGL))
Portuguese Artillery (Arriaga)

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Uniformes de l’infanterie saxonne en 1745, par Gilles Boué

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Une série de planches d’uniformes de l’infanterie saxonne en 1745 créée par Gilles Boué.

(Cliquez sur une image pour les faire défiler en diaporama)

 

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L’organisation et les distinctives de l’armée russe après 1812, par Jean-Philippe Imbach

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Cet article est tiré d’un échange de mails sur la liste Napofig (désactivée aujourd’hui).

L’organisation de l’armée russe et ses couleurs distinctives peut paraître complexe cependant on peut la résumer ainsi :

– pour un régiment de ligne (ie mousquetaires), légers ( ie chasseurs ou jaegers ) ou de grenadiers, les bataillons de guerre sont le premier et le troisième (c’est important pour les pompons). Le second bataillon est celui de dépôt ;

– les bataillons de grenadiers réunis sont constitués en prélevant les compagnies d’élite des bataillons de dépôt et en les regroupant (par bataillon de TROIS compagnies, une provenant d’un régiment léger et deux de la ligne).

En terme de jeu ( jeu en plaquette au 1/60 ) :

bataillon de mousquetaires :
. Deux plaquettes sans plume ;
. Une avec plume ;
. Les plaquettes sans plume du 1° bataillon : pompon blanc avec centre vert ;
. Les plaquettes sans plume du 1° bataillon : pompon bleu avec centre blanc ;
. La plaquette avec plume du 1° bataillon : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon jaune) et un ou deux grenadiers (pompon rouge) ;
. La plaquette avec plume du 3° bataillon : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure bleu) et un ou deux grenadiers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure bleu).

bataillon de légers :
. Deux plaquettes sans plume ;
. Une avec plume ;
. Les plaquettes sans plume du 1° bataillon : pompon blanc avec centre vert ;
. Les plaquettes sans plume du 3° bataillon : pompon bleu avec centre blanc ;
. La plaquette avec plume du 1° bataillon : un ou deux tirailleurs-carabiniers (pompon jaune) et un ou deux carabiniers (pompon rouge) ;
. La plaquette avec plume du 3° bataillon : un ou deux tirailleurs-carabiniers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure bleu) et un ou deux carabiniers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure bleu).

bataillon de grenadiers :
. Tout le monde (ie trois plaquettes) avec plume ;
. Deux plaquettes du 1° bataillon : pompon blanc avec centre vert ;
. Deux plaquettes du 3° bataillon : pompon bleu avec centre blanc ;
. Une plaquette du 1° bataillon : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon jaune) et un ou deux grenadiers (pompon rouge) ;
. Une plaquette du 3° bataillon : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure bleu) et un ou deux grenadiers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure bleu).

bataillons de grenadiers réunis :
. Tout le monde avec plume ;
. Bataillon à deux ou trois plaquettes ;
. Dans un bataillon : deux plaquettes issue viennent d’un régiment de ligne et une d’un léger ;
. Deux plaquettes : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure vert) et un ou deux grenadiers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure vert) ;
. Une plaquette : un ou deux tirailleurs-carabiniers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure vert) et un ou deux carabiniers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure vert).

Et, cerise sur le gâteau, il ne faut pas se viander dans la couleur des pattes d’épaule qui dépend de la position du régiment dans la division pour les régiments de ligne ou de légers :

– deux régiments de la première brigade : rouge pour l’un, blanc pour l’autre ;
– deux régiments de la deuxième brigade : jaune pour l’un, vert à liseré rouge pour l’autre ;
– deux régiments de la troisième brigade (légers) : jaune pour l’un, bleu pour l’autre.

Toutes ces pattes d’épaule portent le numéro de la division en jaune si fond rouge, en rouge sinon.

Pattes d’épaule pour les régiments de grenadiers : rouge avec le monogramme de leur régiment en jaune.

Une fois que l’on a saisi le système, c’est assez simple. Mon papier dans Vae Victis présentait ces informations de manière synthétique (et en prime, vous aviez la couleur des bonnets de police, qui n’est pas simple non plus…).

Par ailleurs, personnellement :

– je mets la plaquette d’élite (ie tirailleurs-grenadiers-carabiniers) en dernière position des bataillons en colonne ;
– au centre de la première plaquette, je mets un officier ;
– au centre de la seconde, un drapeau ou un musicien (tambour, cornet ou fifre).

Jean-Philippe Imbach

P.S. 1 : dans tout ce qui précède le bleu est un bleu ciel.
P.S. 2 : toutes ces infos sont tirées du meilleur (et introuvable) ouvrage de référence sur l’armée russe de Wladimir Zweguintzow, un russe blanc émigré à Paris après la révolution d’Octobre, ancien cuirassier de l’Impératrice, passionné du I° Empire et qui avait conservé pas mal de contacts avec le milieu des collectionneurs russes.
P.S. 3 : Dans le numéro 21 de la revue Vae Victis, se trouvent les tableaux couleurs des distinctives et de nombreuses illustrations en rapport avec cet article.

Questions posées sur la liste de diffusion Napofig :

Question : Dois-je comprendre, que les tirailleurs-carabiniers et les carabiniers ont exactement le même aspect que les grenadiers ? En d’autres termes, dois-je utiliser les figurines appelé Grenadier ( Essex par ex ) pour les représenter ?
Réponse : Oui.

Q : Je pensais que l’aspect des jaeger était très différents de celui des grenadiers mais apparemment pas pour ce qui est des carabiniers.
R : Contrairement à l’armée française, il n’y a quasiment pas de différence d’uniforme entre les légers et la ligne russe (hormis par exemple le badge sur la giberne… que l’on oublie en 15 mm). Bref, ce sont les mêmes figurines qui servent pour la ligne et les légers (y compris pour les compagnies du centre).

La seule différence vraiment visible en 15 : certains régiments de légers étaient encore équipés de leur ancien shako (à sommet plat, similaire à celui des Français) à la place du nouveau « kiwer » (à sommet incurvé).

Q : D’une manière générale, les figurines appelé grenadier sont utilisées indifféremment pour représenter des grenadiers et tirailleurs des régiments de mousquetaires, des carabiniers des régiments de jaegers, des grenadiers des régiments de grenadiers réunis ? Les distinctions ne se faisant que par le pompon et les épaulettes.
R : Oui (pratique, non ?).

Q : De plus concernant les plumes. Elles sont bien : noir pour la troupe, rouge pour les tambours et rouge et blanche pour les officiers ?
R de Jean-Philippe Leoni : Si j’ai bien compris mes lectures (principalement Funcken et Osprey), voici ce que j’ai retenu :

1/ les plumets de la troupe et des officiers sont noir ;
2/ les plumets des musiciens et tambours sont rouge ;
3/ s’ajoute à ces couleurs de base la distinctive de plumets des sous-officiers à savoir : sommet du plumet blanc, barré en orange verticalement au milieu.

Donc si on suit bien, un tambour sous-officier aura un plumet rouge avec sommet blanc barré orange, un fusilier sous-officier aura un plumet noir avec sommet blanc barré orange.

Concernant les pompons :

1/ les pompons des officiers sont argent, avec un centre orange sur lequel est inscrit le monogramme d’Alexandre en noir (pour les as du pinceau seulement) ;
2/ les pompons des sous-officiers sont divisés en 4 quartiers (nord/sud/est/ouest pour faire simple) avec N et S en orange et O et E en blanc.

Et puis certains pompons pour les sous-officiers et les officiers peuvent aussi être orange et blanc (couleurs que l’on retrouve sur certaines plumes, de mémoire y compris pour les tambours).

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Uniformes de l’infanterie saxonne en 1742, par Gilles Boué

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Une série de planches d’uniformes de l’infanterie saxonne en 1742 créée par Gilles Boué.

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Les principales batailles des Guerres d’Italie (1494-1549), par David Coulon

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La Bataille de Pavie, tapisserie en sept pièces tissées entre 1525 et 1531 par Bernard van Orley.

BATAILLES DATES ADVERSAIRE 1 ADVERSAIRE 2 VAINQUEUR
SEMINARA 28 juin 1495 Robert Stuart duc d’Aubigny :

1.200 gendarmes, 3.000 Suisses, 4.200 arbalétriers, 2.000 piquiers et 10 pièces d’artillerie

Roi Ferrante II et Gonsalvo de Cordoba :

1.200 hommes d’armes 1.050 arbalétriers, 2.000 piquiers, 1.050 épéistes, 1.050 arquebusiers et 5 pièces d’artillerie

Les troupes françaises mettent facilement en déroute les alliés
FORNOVO 6 juillet 1495 Roi de France Charles VIII, maréchal de Gie, comte de foix :

950 gendarmes, 300 arbalétriers Gascons, 4.800 arbalétriers Français, 200 archers, 3.000 piquiers Suisses et 10 pièces d’artillerie

Marquis de Mantoue, comte de Caiazzo, Pietro Duodo :

1.850 hommes d’armes, 600 stradiotes, 1.000 archers Milanais, 2.000 lansquenets, 800 arbalétriers à cheval, 8.000 arbalétriers, 500 cavaliers légers et 10 pièces d’artillerie

Charles VII repousse les attaques des alliés Italiens qui perdent 3.300 hommes dans l’affrontement
BARLETTA Juillet 1502 Louis d’Armagnac, Duc de Nemours :

1.000 gendarmes, 3.000 piquiers Suisses, 2.300 piquiers Gascons, 1.500 archers Écossais, 2.100 arbalétriers Gascons et 15 pièces d’artillerie

Gonsalvo de Cordoba :

600 hommes d’armes, 1.000 cavaliers légers, 3.400 piquiers, 2.500 arquebusiers, 2.700 épéistes et 10 pièces d’artillerie

Les Espagnols mettent en déroutent l’armée Française
CERIGNOLA 21 avril 1503 Louis d’Armagnac, Yves d’Alegre :

600 gendarmes, 500 stradiotes, 4.000 piquiers, 5.000 arbalétriers Gascons et 20 pièces d’artillerie

Gonsalvo de Cordoba :

100 hommes d’armes, 6.000 arquebusiers, 1.000 cavaliers légers et 20 pièces d’artillerie

Victoire des Espagnols
CARIGLIANO 29 décembre 1503 Ludovic, Marquis de Saluces :

1.050 gendarmes, 500 stradiotes, 6.000 arquebusiers/piquiers, 1.000 piquiers Normands, 8.000 piquiers Suisses, 2.500 arbalétriers Gascons et 10 pièces d’artillerie

Gonsalvo de Cordoba :

500 hommes d’armes, 500 jinetes, 4.000 arquebusiers/piquiers Italiens, 1.000 stradiotes, 8.000 arquebusiers/piquiers Espagnols

Victoire des Espagnols
AGNADELLO 14 mai 1509 Le roi de France Louis XII :

900 gendarmes, 500 cavaliers Italiens et Français, 3.000 arbalétriers Gascons, 8.000 piquiers Suisses et 20 pièces d’artillerie

Comte de Pitigliano :

1.700 hommes d’armes, 3.000 stradiotes, 15.000 arquebusiers/piquiers Italiens, 2.000 soldats de la Milice italienne, 3.000 piquiers et 10 pièces d’artillerie

Victoire éclatante des Français
RAVENNE 11 avril 1512 Gaston de Foix, maréchal de la Palice, Yves d’Alègre :

1.980 gendarmes, 300 arquebusiers à cheval, 600 arbalétriers à cheval, 800 stradiotes, 6.000 arbalétriers/piquiers Italiens, 3.000 piquiers Picards, 5.000 lansquenets, 3.500 arbalétriers Gascons et 20 pièces d’artillerie

Gonsalvo de Cordoba, Fabrizio colonna :

2.250 hommes d’armes, 900 arquebusiers à cheval, 800 jinetes, 2.000 piquiers du Pape, 8.000 arquebusiers/piquiers Espagnols et 30 pièces d’artillerie

Les Français sont victorieux mais Gaston de foix est tué dans la bataille
NOVARA 6 juin 1513 La Tremouille, duc de Florence :

950 gendarmes, 1.000 stradiotes, 4.000 arbalétriers, 6.000 lansquenets et 10 pièces d’artillerie

Maximilien Sforza, duc de Milan :

200 hommes d’armes, 9.000 Suisses, 200 arbalétriers et 10 pièces d’artillerie

Victoire du duc de Milan qui met en déroute l’armée française
MARIGNAN 13 septembre 1515 Le roi de France François Ie , les ducs d’Alençon, de Guise, de Bourbon :

1.500 gendarmes, 9.000 lansquenets, 4.000 piquiers Français, 500 cavaliers légers et 30 pièces d’artillerie

Maximilien Sforza, duc de Milan :

500 hommes d’armes, 12.000 Suisses et 20 pièces d’artillerie

Victoire du jeune roi de France
LA BICOCQUE 27 avril 1522 Odet de Foix, duc d’Urbino, Arnold Winkefried, Albert von Stein :

1.000 gendarmes, 400 hommes d’armes Italiens, 8.000 Suisses, 6.000 Italiens, 6.000 arbalétriers Français, 3.000 arquebusiers Italiens, 300 arquebusiers à cheval et 30 pièces d’artillerie

Prosper Colonna, Antonio de Layva, Francesco Sforza duc de Milan, von Frundsberg :

2.000 arquebusiers/piquiers Espagnols, 800 hommes d’armes, 8.000 lansquenets, 1.000 jinetes, 2.000 arquebusiers Espagnols, 1.500 arbalétriers Milanais et 35 pièces d’artillerie

Victoire espagnole
PAVIE 24 février 1525 Le roi de France François Ie , duc d’Alençon, duc de Florange, Charles Brandon :

900 gendarmes, 4.000 Suisses, 4.500 lansquenets, 2.000 arquebusiers/piquiers Italiens, 2.000 arquebusiers/piquiers Français, 500 cavaliers légers et 50 pièces d’artillerie

Fernando d’Avalos, Alfonso d’Avalos, duc de Bourbon, von Frunsberg :

800 hommes d’armes, 6.000 piquiers, 8.000 lansquenets, 200 jinetes, 3.000 arquebusiers et 15 pièces d’artilerie

Défaite désastreuse pour les Français
CERESOLE D’ALBA Juin 1544 François d’Enghien :

900 gendarmes, 600 cavaliers légers, 6.400 piquiers, 6.600 arquebusiers et 15 pièces d’artillerie

Marquis del Vasto :

200 hommes d’armes, 12.000 piquiers, 800 cavaliers légers, 6.000 arquebusiers et 15 pièces d’artillerie

Victoire des Français

Bataille de Pavie, artiste flamand inconnu

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Uniformes espagnols pendant la Guerre de Sept ans, par Gilles Boué

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Une série de planches d’uniformes espagnols pendant la guerre de 7 ans créée par Gilles Boué.

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L’armée anglaise dans la péninsule, par Jérôme Lavis

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Des doctrines de l’Armée anglaise .

C’est une Armée encore ancrée dans les théories de combat linéaire. Contrairement aux autres nations d’Europe elle n’évoluera quasiment pas au court de la période considérée.
On note cependant l’adoption du système divisionnaire en 1809, et l’adoption du système de Corps d’Armée vers 1813. En fait ces Corps d’Armée sont beaucoup plus similaires aux colonnes russes ou autrichiennes de début de période plus que des Corps français. Il faut dire qu’un système de Corps ne se justifiait pas trop avant 1813.
Ses doctrines tactiques, par contre n’évolueront pas.

Doctrines de déploiements de la ligne de bataille :

En général l’Armée anglaise déploie ses Brigades sur une seule ligne rarement sur deux. Souvent ses Divisions sont aussi déployées sur une seule ligne même si un déploiement sur deux lignes est parfois observé.

La doctrine de déploiement tactique (au sein de la Brigade) est basé sur l’ancienneté alternée. La place d’honneur (comme dans toutes les armées de l’époque) est à droite. Le Bataillon le plus ancien se place donc à droite. Le second plus ancien à gauche (pour protéger l’autre flanc de la Brigade), le troisième au centre droit etc….. (ex: 28th – 79th – 73rd – 5th). Les Brigades se déploient au sein de la Division souvent de la même manière: 2nd – 3rd – 1st
Dans la Péninsule cela veut dire que la Brigade portugaise est en général au centre d’une formation.
Dans le cas où la Division est déployée sur deux lignes, il ne semble pas exister de règle précise sur la Brigade placée en seconde ligne.

Ancienneté des Généraux :

Les Anglais ne rigolaient pas avec l’ancienneté de leurs Généraux. C’est pour cela que Wellington ne pouvait pas être en charge de la campagne de Vimiero. De la aussi le problème que Wellington avait de se débarrasser de ses Généraux incompétents. Ces Généraux étaient nommés par le Horse Guard et même si Wellington avait le soutient du Duke of York, il ne pouvait pas toujours obtenir les Généraux qu’il désirait.

Cela par contre simplifie grandement la situation du joueur.
L’ancienneté est directement liée au numéro de la Division (puis au numéro de la Brigade). Ainsi le commandant de la 1ère Division sera le commandant en second de l’Armée. Ce qui donna des sueurs froides à Wellington lorsqu’il dû laisser Spencer en charge pour quelques jours en 1811.
Ainsi en cas de décès de Généraux, le Général subordonné commandant l’entité de plus petit numéro prendra le commandement. Ainsi, si le Général en chef est incapacité (exemple Corunna), le Général de la première Division prend le commandement. Le Général de la première Brigade prend le commandement de la Division, et enfin le colonel du Régiment le plus ancien (plus petit nombre), prend le contrôle de la Brigade.

Écran de Tirailleurs :

Wellington avait un « standing order » : toutes les compagnies légères d’une Brigade devaient être regroupée avec les compagnies de rifles pour créer un Bataillon « ad hoc » léger par Brigade. Ces compagnies avaient pour mission de maintenir un écran de tirailleur au-devant de la Brigade.
En règle générale l’écran de tirailleurs anglais est plus dense que l’écran français (vues les doctrines de déploiement), mais il n’est pas réellement meilleur.
Tactiques des Combats :
Les troupes anglaises utilisent la technique suivante : 1 volée (voire 2) suivie (s) par une charge à la baïonnette. Cela est valable en attaque comme en défense. Le but est de rendre l’engagement aussi court que possible et ainsi éviter les pertes. Les duels au feu qui durent sont assez rares.
La grande innovation de Wellington en Espagne est l’utilisation de la contre-pente. Cette innovation a en fait été dictée par les circonstances car Wellington manquait toujours d’artillerie et de cavalerie, et qu’il voulait donc abriter ses troupes, tout en masquant la position de sa ligne de bataille.
C’est cette tactique qui permit aux Anglais de remporter de nombreux combats, les Français ne réussissant pas à s’adapter à la situation.

Grand Tactique :

La préoccupation principale des Généraux anglais dans la Péninsule (Wellington et Moore) est celle de conservation de l’Armée. En effet ils savent que l’Armée ne pourrait pas être remplacée. Wellington est donc un Général prudent.
Wellington n’attaqua que lorsqu’il était sur d’être en supériorité (comme tout le monde). Il préférera se replier plutôt que d’accepter un combat hasardeux. Sur le côté stratégique il commis quelques bourdes mais heureusement pour lui les Français en commirent plus.
Il est aussi un micro manager flagrant. Il doit tout superviser et ne fait pas toujours confiance à ses subordonnés (et souvent avec raison). Du fait de cette nature il fut parfois accusé de créer des plans trop compliqués (comme pour Vitoria).

Les problèmes de l’Armée britannique :

Elle manque de canons et de cavalerie. Elle a souvent des commandants de Division incapables de décisions autonomes.

La cavalerie britannique :

C’est un problème en soit. Les cavaliers sont excellemment montés mais l’organisation et le commandement laisse a désirer. L’organisation de l’Escadron manque en contrôle avant, au profit d’un contrôle arrière. Ainsi souvent, la cavalerie anglaise victorieuse s’emportera et il sera extrêmement difficile de la rattraper.
Cela est souvent combiné avec un commandement décrié par Wellington pour son incompétence. Il y avait peu de Généraux de cavalerie que Wellington appréciait (Lord Paget, Le Marchand et Cotton par exemple).
Cependant dans de nombreux combat la cavalerie anglaise sait se comporter avec brio comme à Fuentes de Onoro, à El Bodon, Salamanca etc….

Figurines peintes par Patrice Kedzia

POUR JOUER L’ARMÉE ANGLAISE :

Il faut un joueur qui aime l’infanterie et qui utilisera sa cavalerie comme force de support. Pas de grandes charges à la Française. (Même à Waterloo, la charge de la Union Brigade fut en support de l’infanterie (une fois celle-ci brisée)).
C’est une armée pour joueur prudent, méthodique et patient.
À mon avis jouer l’Armée anglaise est très difficile car c’est une armée vulnérable de part son manque de cavalerie et d’artillerie (jusqu’en 1813). L’arme principale de Wellington était de pouvoir dissimuler sa ligne de bataille ce qui est très difficile à rendre sur une table de jeu.

LES GÉNÉRAUX ANGLAIS :

Certains Généraux étaient notoirement mauvais: Erskine, Slade…. d’autre comme Robert Craufurd était notoirement une tête chaude (un peu comme Ney), mais il était adulé de sa Division. Sir J. Hope était aussi un peu une tête brûlée, même lorsqu’il commandait une Aile d’Armée il se plaçait toujours aux avant-postes (c’est comme cela qu’il fut fait prisonnier d’ailleurs).
Wellington appréciait énormément Hill, Graham, Beresford et Picton.
Pour les autres je ne sais pas, et donc je ne m’aventurerais pas à donner un avis sur eux.
Mais il est clair que tous les tempéraments étaient représentés comme pour toute Armée.

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Les Azteca-Mexica de Technochtitlan, (1325-1521), par Damien Duhamel

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Les neuf souverains aztèques :

Qui étaient les Aztèques ? Se définissant eux-mêmes comme une tribu Chichimeca (« peuple chien », équivalent aux barbares pour les Grecs) originaire d’une cité légendaire nommée Aztlan, ils s’appelaient en fait les Mexica (prononcer Méschica). Derniers arrivés d’une vague d’envahisseurs de langue Nahuatl, ils s’étaient établis vers 1325 sur le bord marécageux de la vallée des lacs, au centre du Mexique actuel. Ces chasseurs-cueilleurs nomades devinrent rapidement des paysans sédentaires. Par un habile système de drainage et de digues, allié à la pratique des chinampa (tchinammpa « jardins flottants »), ils réussirent à transformer leur ville, Tenochtitlan, en une île-forteresse aisément défendable. Leurs débuts modestes expliquent les constantes que l’on trouvera tout au long de leur histoire : une organisation politique de plus en plus centralisée mais respectant toujours une conception clanique du pouvoir, une société stratifiée et pyramidale où le travailleur ne se distingue pas du guerrier et la revendication d’un héritage culturel d’une civilisation disparue, celle des Toltèques. Les vingt calpulli (« communauté » correspondant au clan) avaient chacun à l’origine une direction bicéphale, avec un Tecuhtli « chef de guerre » et un Calpullec « chef civil », assistés d’un conseil des anciens (Ueuetque, ouéouétkwé). Ce dernier avait de multiples compétences : il garantissait les lois tribales, enregistrait les mariages, assurait la justice, présidait les cérémonies religieuses et élisait les chefs du clan, aux pouvoirs militaires et civils. Chaque calpulli possédait les prêtres de son dieu tutélaire, son temple, ses écoles, etc… De plus, la propriété de la terre restait collective bien que des parcelles étaient allouées aux membres du clan pour une exploitation individuelle, ceci afin d’éviter des transferts ou achats par des groupes extérieurs.

Une cinquantaine d’années suffirent à réformer l’organisation tribale pour qu’elle cadre plus efficacement avec la sédentarisation des Mexica  et l’hostilité de leurs voisins, en état de guerre permanent. D’une part ils se dotèrent d’un pouvoir centralisé, avec un premier chef suprême, l’Uey Tlatoani  (« Orateur Vénéré ») Acamapichli qui régnera jusqu’en 1396. D’autre part, il créèrent quatre districts administratifs (pas nécessairement géographiques) de cinq calpulli chacun et réorganisèrent les calpulli eux-mêmes pour leur donner une structure hiérarchique. La noblesse se trouva à la tête des calpulli dominants de chaque district, les deux membres le plus influent de chaque district se joignant au conseil du Uey Tlataoni, sous les mêmes titres de Calpullec et Tecuhtli. Par la suite, la haute noblesse proche de ce qui allait devenir un empereur ne se retrouva même plus que dans les 2 calpulli dominants du district principal (10 familles environ), avec par exemple le Ciuacoatl (« femme-serpent » siouakoatl) conseiller proche et substitut du Uey Tlatoani en temps de guerre. Autre exemple, dans les calpulli non nobles, c’est le quartier de Pochtlan qui donna son nom en 1407 à la profession de négociant itinérant des Pochteca, promise à un bel avenir.

Néanmoins, la position des aztèques restait précaire : la faiblesse de leur agriculture, leur statut de nouveaux arrivants en fit des mercenaires obligés de la cité Tépanèque d’Azcapotzalco. Le second Uey Tlatoani, Huitzilihuitl (régnant de 1396 à 1417), dut rendre de bons services puisqu’en plus de terres il obtint la main d’une des filles de Tezozomoc d’Azcapotzalco. L’avènement dans cette dernière cité du tyran Maxtla en 1427 faillit briser leur essor, car ce dernier fit assassiner le troisième orateur vénéré, Chimalpopoca (1417-1427) qui avait aidé à la conquête des Chichimeca de Texcoco. Par un heureux renversement de situation, le nouveau roi aztèque Itzcoatl (1427-1440) obtient le concours de Texcoco et d’une partie de la noblesse Tépanèque pour supprimer à son tour Mixtla en 1429. Les anciens ennemis ou oppresseurs des Mexica purent désormais être traité sur un pied d’égalité : la triple alliance Tenochtitlan, Texcoco, Tlacopan (vassale Tépanèque d’Azcapotzalco, appelée Tacuba par les Espagnols) était née. Désormais toute guerre entreprise par l’un des trois souverains entraînera un soutien logistique et en hommes des membres de l’alliance et un partage du butin et des tributs imposés à ses adversaires vaincus (2/5 pour Tenochtitlan, 2/5 pour Texcoco, 1/5 pour Tlacopan). Sous l’impulsion du Uey Tlatoani suivant, Motecuzoma Ilhuicamina Ier (1440-1469) de vastes opérations militaires sont entreprises, notamment chez les Otomis (1441-1449), les Totonaques et les Huaxtèques (1455-1457), et les Mixtèques (1458). On peut dater de son règne la véritable création d’un « empire » aztèque, encore qu’il ne faille pas y voir la soumission totale et l’assimilation de peuples de plus en plus lointains, mais l’extension d’une influence culturelle et d’un système économico-militaire prédateur sous forme de tributs en biens et en hommes. Pour tous les peuples de la Méso-Amérique, la pratique du sacrifice humain était liée à la croyance qu’il fallait régénérer la course du soleil et apaiser les dieux par le don de « l’eau précieuse », le sang humain. Sous le règne de Motecuzoma, une crise de subsistance meurtrière et sans précédent (cinq années consécutives de gel et de sécheresse de 1450 à 1454) va amener une solution inimaginable à la pénurie d’hommes à offrir en sacrifice : la faiblesse passagère des Mexica et de leurs alliés interdisant des expéditions lointaines, le Ciuacoatl Tlacaelel, frère de l’empereur, propose aux voisins immédiats des aztèques une guerre simulée destinée uniquement à faire des prisonniers. La Xochiyaoyotl (« guerre fleurie » schotchiyaoyotl) était née entre la triple alliance et les cités de Tlaxcala, Huexozingo et Cholula, qui seront désormais désignés comme « les ennemis de la maison ». Les Mexica, une fois l’abondance revenue, poursuivront tantôt de nouvelles guerres fleuries, tantôt des guerres de conquête contre eux : le ressentiment des Tlexcalteca sera d’autant plus fort qu’ils sont considérés comme un vivier humain et isolés par un blocus commercial impitoyable. Axayacatl (1469-1481) annexa Tlatelolco, jusqu’alors indépendante, qui devint le quartier commercial de Tenochtitlan. Il soumit les Mazahuas, les Matlazincas et les Otomis de la vallée de Toluca mais subit un grave revers face aux Tarasques. L’empereur suivant, Tizoc (1481-1486) fut vraisemblablement empoisonné du fait de ses revers militaires bien qu’il fit la conquête de Tuxpan et de Yanhuitlán. Ahuitzol (1486-1502) lui succéda, amenant l’empire à son extension maximale par des expéditions chez les Mixtèques, les Zapotèques, les Totonaques et les Mayas du Chiapas : 38 provinces tributaires de l’atlantique au pacifique ! Motecuzoma Xocoyotzin II (1502-1521) renforça la prédominance aztèque sur les territoires tributaires, ébauchant une politique nouvelle de colonisation. Il voulut affirmer la domination des Mexica sur la triple alliance en s’autoproclamant Cem Anahuac Uey Tlatoani (« Orateur Vénéré du Cœur du Monde Unique »), cependant Nezahualpilli le brillant souverain de Texcoco sut préserver l’autonomie de sa cité. En 1515, une campagne d’annexion des Tlaxcalteca échoua. La haine entre les deux alliances était donc à son paroxysme lorsqu’en 1519, une poignée d’espagnols menés par Hernan Cortes débarquèrent sur la côte Totonaque. Leur route vers Tenochtitlan passait par Tlaxcala, ce ne fut pas sans conséquence pour l’avenir de l’empire aztèque… En attendant un prochain Carnyx où je vous conterai en détail cette rocambolesque conquête, intéressons nous maintenant aux raisons qui ont fait des aztèques de fabuleux guerriers.

La société :

L’ensemble de la société aztèque est hautement hiérarchisé, mais la promotion sociale existe par un seul moyen : la vaillance au combat. Il est possible au plus pauvre d’accéder à la noblesse par sa bravoure. On trouve, dans l’ordre d’importance :

La noblesse, qui est divisée en trois sous groupes :

  • l’empereur et sa famille, les deux premiers calpulli du premier district, qui se partagent les plus hautes fonctions civiles et militaires, voire religieuses
  • les Tetecuhtin « chefs » (au singulier Tecuhtli) des neuf calpulli restant des deux premiers districts. Seuls les plus brillants d’entre eux obtiennent des charges administratives ou militaires d’importance, au niveau de la capitale ou provincial. Dans leur rang se trouvent aussi les prêtres supérieurs.
  • les Pipiltin « fils de seigneurs » (au singulier, Pilli), chargés des tâches administratives ou militaires subalternes ou locales. Ils forment également les prêtres de second rang. Ils ont cependant accès au conseil de l’Orateur Vénéré et participent à son élection. Ils gèrent les terres attachées à leur office, ainsi que des terres leur appartenant en propre.

La noblesse est la seule à se partager les terres conquises, ses enfants ont droit à une école supérieure le Calmecac (où on enseigne le chant, les danses rituelles, l’écriture et les tactiques militaires). La noblesse est héréditaire mais peut être enlevée faute de mérites ou de compétences. De même, un comportement exemplaire est attendu d’elle : l’ivresse, le vol ou l’adultère sont punis de mort pour les nobles. Maltraiter les citoyens inférieurs pouvait conduire un noble à la mort ou à l’esclavage. Un des privilèges de la noblesse est de porter des bijoux ou des vêtements luxueux descendant en dessous des genoux, ce qui est interdit au reste de la population.

Une classe intermédiaire, quasiment hors système, comprenant :

  • les Pochteca, commerçants itinérants menant des expéditions lointaines pour fournir des produits exotiques ou de luxe. Ils s’enrichissent énormément au fur et à mesure des conquêtes, mais ne peuvent en porter de signes extérieurs.
  • les Tolteca, organisés en corporations comme les plumassiers, les joailliers, etc… Ils sont employés directement par l’état.

La classe des citoyens libres, écrasante majorité de la population :

  • les Macehualtin (masséoualtine, au singulier Macehuali) sont les vrais héritiers de l’ancien système des calpulli, partageant des terres communes, souvent les seuls chinampa. Ce sont les agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, carriers, etc… Leurs enfants n’ont droit qu’à une école élémentaire, le Telpochcalli (où on enseigne les bases du chant, des danses, des tactiques militaires mais pas l’écriture). Un revers de fortune peut les conduire à rejoindre la classe inférieure, se vendre en esclavage où à offrir un des leurs en sacrifice. Ils doivent à la communauté des corvées et le service militaire, ils forment l’épine dorsale des armées aztèques.
  • les Mayeque (« les bras de la terre ») sont ceux qui ne possèdent pas de terre, n’étant pas attachés à un calpulli mais serfs ou employés domestiques des nobles, généralement sur les propriétés gagnées par la conquête. Ce statut peut aussi correspondre à une déchéance civile à l’issue d’une condamnation pour ivresse, ou au surendettement. Ils sont tenus aux corvées et au service militaire, mais ce dernier ne relève pas de la conscription, il dépend du noble auquel ils sont rattachés.

La dernière classe de la population est formée des Tlacotin (au singulier, Tlacotli), les esclaves.

Ce sont des prisonniers de guerre qui n’ont pas été sacrifiés, des aztèques s’étant vendus eux-mêmes pour rembourser une dette, des gens condamnés pour des crimes mineurs (exemples : la prostitution, l’homosexualité, etc…). D’origine Mexica, ils gardent toujours la possibilité de se racheter et peuvent être affranchis s’ils ont subi des mauvais traitements de leur maître. Même un esclave étranger qui s’enfuit du marché aux esclaves et parvient à atteindre le palais de l’empereur est affranchi, toute autre personne que son maître ayant gêné sa fuite peut être condamnée à l’esclavage à sont tour ! Seuls les esclaves les plus indignes ou fainéants peuvent être achetés pour un sacrifice par les corporations n’ayant pas la possibilité de faire des prisonniers de guerre, comme les Pochteca. Encore faut-il avoir été renvoyé par trois maîtres différents… Leurs enfants ne naissent pas esclaves mais libres comme Mayeque : la conception aztèque de l’esclavage est donc radicalement différente de celui pratiqué dans toutes les autres sociétés connues. Les esclaves ne sont pas tenus au service militaire, autant pour raison de sécurité que parce que la guerre est le moteur de la promotion sociale.

La guerre :

La guerre est omniprésente dans la vie des aztèques, qu’il s’agisse de fournir à leurs temples les sacrifices dont les dieux ont besoin sans s’aliéner leur propre population ou qu’il s’agisse de gérer la surpopulation récurrente de la vallée des lacs. S’ils avaient eu une conception « occidentale » de l’économie et de la guerre, leurs conquêtes auraient permis par la colonisation et l’exploitation des vaincus de faire face aux crises de subsistance et de stabiliser leur population. Mais le système tributaire qu’ils ont préféré les obligeait à accroître sans cesse leur sphère d’influence aux dépens de peuples d’autant plus enclin à se rebeller qu’ils n’y laissaient pas de garnisons et que des expéditions lointaines gênaient leur propre agriculture en détournant leurs paysans soldats de leurs terres. L’exemple en 1495 de l’expédition d’Ahuitzol au Xoconochco en est l’illustration : pour soumettre cette contrée, l’armée Mexica doit traverser les terres des Mixtec de l’Oaxaca qui ont été soumis au tribut depuis 1458. A son retour, l’armée victorieuse mais éprouvée tombe dans une embuscade qu’elle décide de venger par le siège de la forteresse de Guiengola. Sept mois ont raison des assiégeants affamés, assoiffés et malades, souvent attaqués dans leur propres retranchements. Ahuitzol ne s’en sort qu’avec la promesse d’un mariage entre le souverain Mixtèque Cocijoeza et une de ses filles, accompagnée d’un allègement du tribut !

Ainsi, parce qu’une noblesse prédatrice a besoin de renouveler sans cesse les conquêtes pour justifier et entretenir ses privilèges,  l’homme libre aztèque ne peut échapper à la guerre. A sa naissance, le nouveau-né entend de la sage-femme un discours rituel dans lequel il lui est expliqué qu’il est né pour souffrir et se battre pour la gloire de sa cité. Son cordon ombilical est d’ailleurs enroulé autour d’un bouclier miniature qui devra être enterré par un guerrier de son quartier sur le prochain champs de bataille ! Dès le Telpochcalli (« maison d’édification de la force »), l’école élémentaire, on lui enseigne le maniement des armes et la manœuvre au son des tambours de guerre sous les bannières de plumes qui distinguent son groupe de combat de 20 hommes, son  régiment de 400 hommes ou son Xiquipilli de 8.000 hommes. L’apprentissage des armes n’est pas aisé, le propulseur de dards Atlatl demandant de longues heures de pratique avant d’obtenir puissance et précision : il permet toutefois de multiplier par 20 la force du lancer. Son instructeur, un guerrier vétéran du quartier, l’entraîne dans des courses épuisantes et le pousse dans ses derniers retranchements pour assurer la cohésion du groupe et la discipline. L’usage de l’arc, Tlauitolli, n’est pas très répandu chez les Mexica, à la différence des Tlaxcalteca, mais la fronde a beaucoup de succès. Une lance courte, appelée Tepoztopilli, est également en usage. Le jeune apprend surtout à se servir d’un maquahuitl, sorte d’épée en bois, dont les tranchants de pierre obsidienne ont été remplacés par des plumes. Bien qu’un témoignage digne de foi montre que le maquahuitl était capable de trancher une tête de cheval (au cours de la bataille d’Otumba contre les espagnols, bien sûr, car le cheval était inconnu en Amérique), c’était une arme conçue pour blesser plutôt que pour tuer : on se servait du plat de l’arme lorsqu’il s’agissait de faire des prisonniers. En ce qui concerne l’équipement défensif, un petit bouclier rond, le chimalli, est systématiquement utilisé. 

On commence sa carrière militaire vers 17 ans. Le jeune n’ayant pas encore participé à un combat porte une mèche de cheveux sur la nuque, le cuexpalchicacpol, qu’il n’aura droit de couper qu’après sa première capture. Qu’il échoue à cette tâche après plus de deux combats et il sera rayé des conscrits de son calpulli à la grande honte de ses proches. De fait, les Yaoquizque « novices » peuvent s’associer à plusieurs pour capturer leur premier ennemi, chose qui serait infamante pour un guerrier confirmé. Lorsqu’ils sont parvenus à faire un captif, les novices accèdent au rang d’ Iyac : ils ont droit de peindre leur visage en rouge et jaune et peuvent désormais porter l’Ichcahuipilli, une veste matelassée en coton ou en fibre de cactus maguey, durcie dans la saumure. Sans manche et s’arrêtant à la taille, cette « armure » légère est parfaitement adaptée au climat mexicain : blanche ou écrue, elle est portée telle quelle par la majorité des guerriers mexica de ce rang. Avec deux captifs, le guerrier accède au rang de Cuextecatl. Il porte alors par dessus son Ichcahuipilli un costume d’une seule pièce à manches longues et lié dans le dos, appelé Tlahuizli. De couleur rouge, il est accompagné d’un bonnet conique qui rappelle la victoire de Motecuzoma Ier sur les Huaxteca. A la troisième capture, il devient Otomitl et peut porter un ornement en forme de papillon dans son dos. Avec quatre prises, les guerriers sont Tequiua, c’est à dire qu’ils obtiennent une part du tribut (tequitl) qui sera exigé de l’ennemi, ils peuvent désormais orner leur bouclier du symbole de leur nom. Avec quatre prisonniers, on devient Colotic Chichimecatl « chevalier jaguar » avec un Tlahuitzli qui imite le pelage tacheté de cet animal ou Cuauh Chichimecatl « chevalier aigle » avec un Tlahuiztli recouvert de plumes brunes. Le premier ordre, celui des jaguars, est accessible à l’ensemble de la population libre : il est dédié au dieu solaire Tezcalipoca. Le second, celui des aigles semble réservé à la noblesse (controverses entre historiens) et est dédié à Huitzilopochli, le dieu principal des Mexica : il serait réservé aux combats nocturnes ou de l’aube, donc aux expéditions furtives. Au cinquième captif, le guerrier peut porter un Tlahuitzli recouvert de plumes vertes et une bannière dorsale Xopilli. Les guerriers réussissant une sixième prise ont droit à un Tlahuiztli de plumes jaunes ou rouges et un casque de coyote. Les guerriers vétérans, de plus de 22 ans, qui souhaitent rester en permanence dans l’armée se voient offrir une promotion en tant qu’officier ou rejoignent les Cuachique (singulier Cuachic), troupes de choc des Mexica. Portant un Tlahuiztli jaune distinctif, il ont une coupe de cheveux particulière à l’iroquoise (crane rasé avec un crête au sommet et quelques bandes sur le côté). Il est à noter que les captures donnant droit à un avancement doivent concerner un ennemi de rang égal ou supérieur, mais que le Uey Tlatoani peut accorder une promotion plus rapide pour un acte de bravoure exceptionnel. L’existence de l’ordre des « chevaliers flèches » pour les archers faisant preuve d’une précision remarquable est contestée, s’agissait-il d’une vraie classe de guerriers ou juste d’une distinction, avaient-ils une affectation spéciale à la garde du Tlacochocalcatl (le « préposé à la maison des dards » qui assure l’armement des armées) ? Les officiers, dont on ne connaît pas le nom des grades, portent des bannières et ornements distinctifs complexes et variés et s’aident de signaux visuels et musicaux pour diriger leurs troupes.

Les prêtres pouvaient également combattre. Leur costume évoluant aussi selon le nombre de captures ne pouvait ressembler à celui des autres guerriers puisqu’il avait une signification religieuse. Pour deux captifs, un Tlahuiztli blanc et un ornement dorsal simple. Pour trois, un Tlahuiztli vert et un pamitl, drapeau aux bandes rouges et blanches surmonté d’un panache de plumes de Quetzal vertes. Pour quatre, un cuextecatl semblable à celui des Iyac mais noir à points blancs représentant des étoiles. Pour cinq,  un Tlahuiztli rouge avec un ornement dorsal en plumes rouges de perroquet. Pour six, le Tlahuitzli rouge ou jaune et le casque de coyote.

Quels étaient les effectifs et les tactiques des armées aztèques ? Lorsqu’on sait que leur capitale, Tenochtitlan, comptait entre 200.000 et 400.000 habitants (les historiens ne s’accordent qu’à estimer que la cité est au moins cinq fois plus peuplée que les villes européennes de l’époque…) et que 38 provinces étaient tributaires représentant 25 millions d’habitants, on admettra que les effectifs pouvaient au besoin être énormes ! Une armée de 300.000 hommes, dont 100.000 Mexica, aurait ainsi participé en 1458 au siège des Mixtèques de Coixtlahuaca. Toutefois un tiers de cette masse était constituée des porteurs et des ligoteurs-égorgeurs, chargés d’achever les blessés graves et d’emmener les prisonniers à l’arrière du champ de bataille… Ce qui permet de supposer que les Mayeque, lorsqu’ils sont présents, n’ont avec les volées d’insultes puis de projectiles initiales qu’un rôle subalterne au combat. Avant la bataille, il est en effet de tradition d’insulter l’ennemi et on assiste parfois à des scènes de tortures horribles de ses civils, sensées le décourager. Sur le terrain, les guerriers sont répartis en groupes de combat et en unités dépendant de différents corps, mais jamais ils ne sont séparés de leur calpulli. Ce qui signifie que toutes les classes de guerriers sont mélangées à tous les niveaux tactiques, et que les plus expérimentés soutiennent les novices. On ne retrouve donc pas d’unités exclusivement composées de Cuextecatl, d’Otontin (pluriel d’Otomitl) ou de chevaliers jaguar ou aigles, comme l’ensemble des règles de jeu d’histoire avec figurines existantes les traitent ! Au début du combat les Cuextecatl, voire les différents Tequiua, sont souvent au premier rang pour que le choc initial soit plus fort. Après une quinzaine de minutes d’un combat harassant qui a tourné en une multitude de duels et où tous les guerriers sont intervenus indifféremment de leur rang, des troupes fraîches gardées en réserve relaient les points faibles du dispositif ou renforcent les endroits où l’ennemi cède pour emporter la victoire. Cela suppose une coordination que seule une armée de régulier peut atteindre, bien que le type de lutte, hautement individuelle, corresponde à celle menée par des irréguliers dans d’autres nations : on comprend mieux la difficulté de classer les aztèques lorsqu’une règle de jeu avec figurines autorise des affrontements non historiques… L’armée Mexica est parée à toute les éventualités, ainsi le siège de Tutupec débute à la plus grande surprise des ennemis alors qu’en une nuit les aztèques ont pu construire une flotte de radeaux pour franchir la rivière qui les avait arrêtés. A Quetzaltepec, ils creusent des galeries pour atteindre la cité après 6 jours de combats, alors que l’ennemi les croit réfugiés derrière des retranchements. La guerre de déception est également menée, avec de multiples feintes. Ainsi, en 1430, Itzcoatl souhaitant conquérir Cuitlahuac envoie une armée traverser en canoë le lagune voisine : croyant surprendre les Mexica lors de leur déploiement, les ennemis quittent la ville pour fondre sur eux. En fait ce ne sont que des enfants de moins de 12 ans, déguisés pour la circonstance, que n’atteindront pas guerriers de Cuitlahauc, surpris en désordre par l’armée régulière aztèque masquée dans le marais… Durant une bataille contre Chalco, une nouvelle fausse armée de jeunes laisse croire que l’assaut principal se fera sur leur flanc droit, lorsqu’ils se déplacent en conséquence leur flanc gauche affaibli reçoit un terrible impact qui leur sera fatal. Face aux Huaxtec en 1454, Motecuzoma Ier utilise une autre feinte : ayant dissimulé 2.000 cuachique dans des tranchées ou trous individuels et fait retraiter dans une panique simulée le centre de son armée, il entraîne dans le piège une partie des 100.000 ennemis, qui seront défaits par ce coup décisif…

En conclusion, l’armée aztèque fut d’une redoutable efficacité du fait d’une culture guerrière indissociable de sa société, de sa religion et de l’économie tributaire dont elle est le fondement. Toutefois, l’impossibilité d’envisager une guerre totale débouchant sur l’annexion de territoires, un code de l’honneur rigide rendant la capture de prisonniers primordiale et le combat une affaire individuelle, empêchèrent les Mexica d’apprécier la menace espagnole à sa juste valeur. Pas plus que les alliés de ceux-ci, d’ailleurs, que la chute de la Triple Alliance ne rendirent pas libres : sur les 25 millions d’habitants du « monde unique », il n’en restait plus que 11 millions vingt ans après du fait des combats, des maladies importées, de l’effondrement des échanges et de la brutale exploitation espagnole. En terme de jeu, l’armée aztèque souffre de l’ambiguïté du classement entre réguliers et irréguliers, de la séparation inadéquate des différentes classes de guerriers et d’une méconnaissance fondamentale du rôle mineur joué par les Mayeque : on a eu trop tendance à considérer la masse des combattants comme des levées de paysans non préparés au combat à l’image des armées occidentales contemporaines.

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La bataille de Wertingen 8 octobre 1805 : ordre de bataille, par Gilles Boué

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Autrichiens :  Feldmarschall-Leutnant Baron Franz Xavier Auffenberg

Cavalerie

  • 3rd Kuirassier Regiment (200)
  • 4th Chevaulegers Regiment (200)

Grenadiers réunis

  • IR#18 Grenadier bn (600)
  • IR#42 Grenadier bn (600)
  • IR#25 Grenadier bn (600)
  • IR#55 Grenadier bn (600)
  • IR#38 Grenadier bn (600)
  • IR#57 Grenadier bn (600)

Infanterie

  • IR#55 (3 bns 1800)

Artillerie

  • Artillerie à pieds (6 x 6£)
  • Artillerie à pieds (6 x 6£)
  • Artillerie à cheval (6 x 6£)

 Français : Vème  Corps : Maréchal Jean Lannes

 Division de cavalerie légère : Général de Brigade Fauconnet

1ère Brigade : Général de Brigade Treillard

  • 9ème Hussards (240)
  • 10ème Hussards (240)

2ème  Brigade : Général de Brigade Fauconnet

  • 13ème Chasseurs à Cheval (240)
  • 21ème Chasseurs à Cheval  (240)
  • Artillerie à cheval (3 x 8£)

 Division : Général de Division Oudinot 

1ère Brigade : Général de Brigade Laplanche-Morthières

  • bataillon réuni : 13ème de Ligne (600)
  • bataillon réuni : 58ème de Ligne (700)
  • bataillon réuni : 9ème de Ligne (600)
  • bataillon réuni : 81ème de  Ligne (700)

2ème  Brigade : Général de Brigade Dupas

  • bataillon réuni : 2ème  Légère (500)
  • bataillon réuni : 3ème Légère (500)
  • bataillon réuni : 28ème Légère (400)
  • bataillon réuni : 31ème Légère (400)

3ème Brigade : Général de Brigade Ruffin

  • bataillon réuni : 12ème Légère (500)
  • bataillon réuni : 15ème Légère (500)

Division de Dragons : Général de Division Beaumont

1ère Brigade : Général de Brigade Boyé

  • 5ème Dragons (240)
  • 8ème Dragons (280)

2ème  Brigade :

  • 9ème Dragons (280)
  • 12ème Dragons (280)

3ème  Brigade :

  • 16ème Dragons (240)
  • 21ème Dragons (240)

Artillerie à cheval :
3ème compagnie du 2ème Régiment à cheval : 6 x 8£ et 2 obusiers

Division de Dragons : Général de Division Klein

  • 1er Dragons (320)
  • 2ème Dragons (240)

Division de cavalerie lourde : Général de Division Nansouty 

1ère Brigade : Général de Brigade Piston

  • 1er Carabiniers (240)
  • 2ème Carabiniers (240)

2ème Brigade : Général de Brigade La Houssaye

  • 1er Cuirassiers (320)
  • 2ème Cuirassiers (320)

3ème  Brigade : Général de Brigade Saint-Germain

  • 3ème Cuirassiers (280)
  • 5ème Cuirassiers (320)

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