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Uniformes de l’infanterie saxonne en 1745, par Gilles Boué

Une série de planches d’uniformes de l’infanterie saxonne en 1745 créée par Gilles Boué.

(Cliquez sur une image pour les faire défiler en diaporama)

 

L’organisation et les distinctives de l’armée russe après 1812, par Jean-Philippe Imbach

Cet article est tiré d’un échange de mails sur la liste Napofig (désactivée aujourd’hui).

L’organisation de l’armée russe et ses couleurs distinctives peut paraître complexe cependant on peut la résumer ainsi :

– pour un régiment de ligne (ie mousquetaires), légers ( ie chasseurs ou jaegers ) ou de grenadiers, les bataillons de guerre sont le premier et le troisième (c’est important pour les pompons). Le second bataillon est celui de dépôt ;

– les bataillons de grenadiers réunis sont constitués en prélevant les compagnies d’élite des bataillons de dépôt et en les regroupant (par bataillon de TROIS compagnies, une provenant d’un régiment léger et deux de la ligne).

En terme de jeu ( jeu en plaquette au 1/60 ) :

bataillon de mousquetaires :
. Deux plaquettes sans plume ;
. Une avec plume ;
. Les plaquettes sans plume du 1° bataillon : pompon blanc avec centre vert ;
. Les plaquettes sans plume du 1° bataillon : pompon bleu avec centre blanc ;
. La plaquette avec plume du 1° bataillon : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon jaune) et un ou deux grenadiers (pompon rouge) ;
. La plaquette avec plume du 3° bataillon : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure bleu) et un ou deux grenadiers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure bleu).

bataillon de légers :
. Deux plaquettes sans plume ;
. Une avec plume ;
. Les plaquettes sans plume du 1° bataillon : pompon blanc avec centre vert ;
. Les plaquettes sans plume du 3° bataillon : pompon bleu avec centre blanc ;
. La plaquette avec plume du 1° bataillon : un ou deux tirailleurs-carabiniers (pompon jaune) et un ou deux carabiniers (pompon rouge) ;
. La plaquette avec plume du 3° bataillon : un ou deux tirailleurs-carabiniers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure bleu) et un ou deux carabiniers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure bleu).

bataillon de grenadiers :
. Tout le monde (ie trois plaquettes) avec plume ;
. Deux plaquettes du 1° bataillon : pompon blanc avec centre vert ;
. Deux plaquettes du 3° bataillon : pompon bleu avec centre blanc ;
. Une plaquette du 1° bataillon : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon jaune) et un ou deux grenadiers (pompon rouge) ;
. Une plaquette du 3° bataillon : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure bleu) et un ou deux grenadiers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure bleu).

bataillons de grenadiers réunis :
. Tout le monde avec plume ;
. Bataillon à deux ou trois plaquettes ;
. Dans un bataillon : deux plaquettes issue viennent d’un régiment de ligne et une d’un léger ;
. Deux plaquettes : un ou deux tirailleurs-grenadiers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure vert) et un ou deux grenadiers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure vert) ;
. Une plaquette : un ou deux tirailleurs-carabiniers (pompon partie supérieure jaune, partie inférieure vert) et un ou deux carabiniers (pompon partie supérieure rouge, partie inférieure vert).

Et, cerise sur le gâteau, il ne faut pas se viander dans la couleur des pattes d’épaule qui dépend de la position du régiment dans la division pour les régiments de ligne ou de légers :

– deux régiments de la première brigade : rouge pour l’un, blanc pour l’autre ;
– deux régiments de la deuxième brigade : jaune pour l’un, vert à liseré rouge pour l’autre ;
– deux régiments de la troisième brigade (légers) : jaune pour l’un, bleu pour l’autre.

Toutes ces pattes d’épaule portent le numéro de la division en jaune si fond rouge, en rouge sinon.

Pattes d’épaule pour les régiments de grenadiers : rouge avec le monogramme de leur régiment en jaune.

Une fois que l’on a saisi le système, c’est assez simple. Mon papier dans Vae Victis présentait ces informations de manière synthétique (et en prime, vous aviez la couleur des bonnets de police, qui n’est pas simple non plus…).

Par ailleurs, personnellement :

– je mets la plaquette d’élite (ie tirailleurs-grenadiers-carabiniers) en dernière position des bataillons en colonne ;
– au centre de la première plaquette, je mets un officier ;
– au centre de la seconde, un drapeau ou un musicien (tambour, cornet ou fifre).

Jean-Philippe Imbach

P.S. 1 : dans tout ce qui précède le bleu est un bleu ciel.
P.S. 2 : toutes ces infos sont tirées du meilleur (et introuvable) ouvrage de référence sur l’armée russe de Wladimir Zweguintzow, un russe blanc émigré à Paris après la révolution d’Octobre, ancien cuirassier de l’Impératrice, passionné du I° Empire et qui avait conservé pas mal de contacts avec le milieu des collectionneurs russes.
P.S. 3 : Dans le numéro 21 de la revue Vae Victis, se trouvent les tableaux couleurs des distinctives et de nombreuses illustrations en rapport avec cet article.

Questions posées sur la liste de diffusion Napofig :

Question : Dois-je comprendre, que les tirailleurs-carabiniers et les carabiniers ont exactement le même aspect que les grenadiers ? En d’autres termes, dois-je utiliser les figurines appelé Grenadier ( Essex par ex ) pour les représenter ?
Réponse : Oui.

Q : Je pensais que l’aspect des jaeger était très différents de celui des grenadiers mais apparemment pas pour ce qui est des carabiniers.
R : Contrairement à l’armée française, il n’y a quasiment pas de différence d’uniforme entre les légers et la ligne russe (hormis par exemple le badge sur la giberne… que l’on oublie en 15 mm). Bref, ce sont les mêmes figurines qui servent pour la ligne et les légers (y compris pour les compagnies du centre).

La seule différence vraiment visible en 15 : certains régiments de légers étaient encore équipés de leur ancien shako (à sommet plat, similaire à celui des Français) à la place du nouveau « kiwer » (à sommet incurvé).

Q : D’une manière générale, les figurines appelé grenadier sont utilisées indifféremment pour représenter des grenadiers et tirailleurs des régiments de mousquetaires, des carabiniers des régiments de jaegers, des grenadiers des régiments de grenadiers réunis ? Les distinctions ne se faisant que par le pompon et les épaulettes.
R : Oui (pratique, non ?).

Q : De plus concernant les plumes. Elles sont bien : noir pour la troupe, rouge pour les tambours et rouge et blanche pour les officiers ?
R de Jean-Philippe Leoni : Si j’ai bien compris mes lectures (principalement Funcken et Osprey), voici ce que j’ai retenu :

1/ les plumets de la troupe et des officiers sont noir ;
2/ les plumets des musiciens et tambours sont rouge ;
3/ s’ajoute à ces couleurs de base la distinctive de plumets des sous-officiers à savoir : sommet du plumet blanc, barré en orange verticalement au milieu.

Donc si on suit bien, un tambour sous-officier aura un plumet rouge avec sommet blanc barré orange, un fusilier sous-officier aura un plumet noir avec sommet blanc barré orange.

Concernant les pompons :

1/ les pompons des officiers sont argent, avec un centre orange sur lequel est inscrit le monogramme d’Alexandre en noir (pour les as du pinceau seulement) ;
2/ les pompons des sous-officiers sont divisés en 4 quartiers (nord/sud/est/ouest pour faire simple) avec N et S en orange et O et E en blanc.

Et puis certains pompons pour les sous-officiers et les officiers peuvent aussi être orange et blanc (couleurs que l’on retrouve sur certaines plumes, de mémoire y compris pour les tambours).

Uniformes de l’infanterie saxonne en 1742, par Gilles Boué

Une série de planches d’uniformes de l’infanterie saxonne en 1742 créée par Gilles Boué.

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